samedi 14 octobre 2017

30 septembre : vers Bao Lac (suite)

Vers 14 h reprenons la route pour le village des Lolos. Il se met à pleuvoir cinq minutes.

Maintenant nous allons au village des lolos. Amica Travel y a deux chambres d'hôtes.
Le bus nous dépose au pied d'un sentier où nous attendent dix scooter, ce sont les moto taxis que Trong nous a commandés pour la montée, parce que le bus ne peut passer par là.
Ce sont 11 gars du village de Lolo qui ont la mission de nous ramener à bon port. C'est toute une expédition. Incroyable la puissance de ces engins. Ça grimpe bien et souvent il faut éviter des ornières.

 Un mototaxi nous double pour faire la course et nous envoie la poussière. C'est un plaisir pour eux de rendre service à Amica Travel.

Nous arrivons dans le village des Lolos. Trong a fait des réserves de nourriture pour cuisiner ce soir. Nous l'aiderons  à préparer le repas.

La maison de notre hôte est rustique : nous grimpons les marches en bois, déposons nos sacs sur le plancher en bois. Des matelas sont alignés autour de la pièce et chaque couchage est équipé d'une moustiquaire.

Ce qui surprend est le foyer situé au milieu de cette vaste salle.




Pendant que nous éminçons les légumes, Jannick joue à la guitare ce qui fascine les petits.

Des connaissances de la famille et beaucoup d'enfants sont venus nous saluer. Olivier essaye de leur faire dire les quelques mots d'anglais qu'ils auraient appris. Il réussit à leur faire dire leurs prénoms. Ils ne resteront pas pour manger. Mais le repas est tellement copieux qu'il en restera certainement pour le lendemain.


Une nappe en papier journal est installée à même le sol, on nous propose de petits bancs pour nous asseoir.
Il nous faudra trinquer avec nos hôtes pour ne pas déroger à la coutume : alcool de riz, cul sec ! 

dimanche 1 octobre 2017

1er octobre : vers le Lac BE

Après un petit dejeuner copieux ( crêpes, riz chauffé, patates douce au feu de bois et pithayas, une toilette sommaire et une réorganisation de nos bagages nous voilà en route. Mme Ke et son fils restent près du bus ..
.



Nous partons pour le Lac bE.. que de la route forestière. Maisons hmongs en Bois et en torchis avec une seule porte fermée.  Fille transportant des paniers.
Redescendons à l'embranchement . Traversons deux ruisseau dont le Pen. Plaine de rizières,  ou cultures de maïs et monts élevés découpés au fond. 
Nombreuses norias






Arrêts nombreux pour photographier puis déguster des pithayas...







toujours du chemin rural et croisons des engins de chantier.
Massifs montagneux majestueux près de BAK KAN.

Nous nous arrêtons pour manger à CHO RAN, et arrivons vers 14h au LAC BE. 

Là, nous attendons une barque à moteur qui nous emmène sur le Lac et nous dépose quelques pas de notre chambre d'hôte. Nous sommes épatés par là sérénités du lieu et la propreté de notre
hébergement très bien conçu pour accueillir un groupe de 10 personnes.




vendredi 29 septembre 2017

30 septembre : de Meo Vac à Bao Lac

Sommes à 1600 m et montons à 1900 point culminant de cette province. On quitte le haut plateau. La route est étroite, sinueuse, parfois le bus est ralenti  par un chantier. Nous sommes dans la purée de poix, pouvons imaginer les rizières, les Maisons de hmongs.

La route est longue, toujours sinueuse. La vue se découvre au fur et à mesure. 



Nous nous arrêtons dans un petit village hmong où règne une grande activité ce matin.







Arrêt pour déjeuner dans un local d'un village perdu. La spécialité de ce lieu est le canard. Nous aurons droit à du canard frit, du canard grille avec du riz gluant et des vermicelles de riz dans une soupe de bananes vertes. Commandons aussi des bières, on nous sert la Saigon. La facture pour nous dix s'élève à  1 million 10000, dôngs un peu plus de 3 euros par personne. 

Aujourd'hui le chef prépare 40 canetons pour 80 tables.. au mariage on aime manger du canard,  on mange aussi un œuf couve avec  gingembre basilic et des crustacés. Les familles riches mangent du cheval. 
Le propriétaire du petit restaurant  nous montre son four à cuisson dans lequel il met 8 canetons. 





Un seul WC à la turque pour toute la clientèle, une grande bassins d'eau avec une énorme louche en plastique, genre casserole . Comme ailleurs, ici on nous a semblé les tables et on nous trouve de petits tabourets en plastique. Deux diplômes  non loin d'affiches de prix crasseuses. Mais l'accueil est sympathique. Vrai de vrai ! De  l'authentique. 
 Nous sommes très contents d'été passés là, l'accueil était très sympathique.

30 septembre : à Meo Vac, avant le départ .

Petit déjeuner vietnamien. Marché local et Café vietnamien.

Ce matin, Trong nous emmène voir une dame qui prépare des "crêpes roulées  de riz" Elle prend de la fécule de riz, ajoute de l'eau, en fait une crêpe très fine, la coupe en deux, et on la roule d'une certaine façon. On ajoute de la poudre de cacahuètes, du sésame, des champignons. On peut aussi ajouter de l'œuf.


  Chacun a droit à un grand bol de soupe, un bouillon clair avec des herbes. Il faut découper la pâte. Soit avec des ciseaux, soit avec un couteau, et on plonge la pâte dans le bol. Pas mauvais !
Trong nous  fait aussi goûter un beignet de riz contenant des grains de pavot et du sésame.






Balade au marché local, où aucun touriste ne s'arrête. Achats de petites robes  de fillettes pour 160.000 dôngs. Ici on vend de grosses poires, des pamplemousses énormes,  des bananes, des pommes, des chouchous, du poisson séché ou fumé. Une dame découpe un porc entier.  







Tous boivent un Café vietnamien qui met des plombes à couler. On vous le sert dans une tasse en verre surmontée d'un filtre.Il est très tassé et sucré.


Nous quittons l'Hôtel DUC TAI.

jeudi 28 septembre 2017

28 septembre : Au village de M. et Mme Khin

Visite du village.

Trong nous propose après le petit déjeuner de faire une petite promenade dans le village. Nous entrons dans la rue du canal. De l'eau dessert toutes les habitations. Çà et là des places pour laver son linge. Le clapotis de l'eau et le chant des oiseaux, dans ce décor féerique invite à la rêverie. 




Devant chaque habitation sont aménagés des bassins tapissés de jacinthes d'eau, de lentilles et de laitues d'eau. On ramasse ces plantes aquatiques chaque matin pour fourrager les cochons. Ce matin, devant la maison voisine, un homme utilise une grosse épuisette pour cueillir les laitues. Plus loin, c'est une jeune femme qui a les jambes dans l'eau, la jupe remontée, pour arracher les jacinthes d'eau. La poussent des papayers, des jaquiers...

Un petit paradis pour les canetons qui barbotent dans ces bassins à l'ombre de feuilles de latanier, jolis jeux d'ombre dans l'eau.

Au fond les rizières, un alignement de montagnes découpées en pains de sucre.
On balaye la cour, on nourrit les poissons, on transporte le fourrage sur des "balances" ou sur son scooter. Ou on boit le thé en famille sous les piliers de la Maison construite sur pilotis, où sont stockés les sacs de riz, le bois, et où on gare le scooter. Parfois un cochon qui grogne une machine qui blanchit le riz brisent le silence.

Sur les Maisons sont apposés des panneaux rouges pour signaler que le village  est inscrit à un programme de " sauvegarde du patrimoine et de l'écologie" c'est un village ou ne traîne aucun papier... on s'engage ici à de maintenir l'habitat traditionnel. Dans le village voisin où se trouve l'école, il y a de plus en plus de chambres d'hôtes, mais la politique de sauvegarde n'y existe pas. 






29 septembre : de Ha Giang à Meo Vac

En bus de Ha Giang à Meo Vac :  180 km. Passage dans un massif montagneux spectaculaire.


 On cultive ici le maïs. Un homme étale les gains avec son Grand râteau. Un homme devant sa maison pour les faire sécher au soleil. 
La route est inégale. À notre droite les hauts plateaux de Dông Van. Dans la vallée serpente le fleuve....
Nous nous arrêtons à un belvédère. Il faut monter 150 marches pour accéder à un kiosque d'où on a une  vue plongeante sur Quan Ba et surtout sur des dômes très suggestifs pour notre ami Émile. 
Au pied du belvédère des toilettes payantes 3000 dôngs. Une petite boutique avec des produits sèches dans Maison su pilotis, à droite un bar où nous buvons une bière ou mangeons une glace. Geneviève achète du miel, le litre à dix euros...cher 
Spectacle grandiose toujours. Un camion estén travers de la route, ilvient de perdre une brique. Notre chauffeur descend pour la lui ramasser. On ne peut être qu'admiratif devant la patience et la solidarité qui se pratique ici.  
Dans le village suivant la route est défoncée, devant nous un bus dont le toit est chargé de paquets. Des montagnes pointues et étroites très hautes bordent la route laquelle longe un fleuve couleur terre. Nous traversons un pont pour rejoindre l'autre rive. La route est toujours aussi cahotante. Les petites maisons basses en bois  disparaissent au profit de maisons en dur. Plantations de manioc, de maïs, de bananiers. les versants abrupts des montagnes couvertes de végétation  semblent parfois verticaux, de vrais murs Vallée profonde encaissée ou ne passent que le fleuve et la route.et tous les dix mètres. toujours ces bornes blanches rectangulaires avec leur capuchon rouge... sûrement une survivance du colonialisme. Puis ce sont d'interminables lacets sur un chemin en piteux état, on est ballotés , balancés, secoués..

Nous voilà de nouveau dans une zone de rizière. Don Van est à 69 km.la vallée s'est élargie, zones boisées et cultivées.


Avant d'arriver à Don Van nous grimpons environ 150 marches pour atteindre un belvédère duquel la vue sur des alignements de dômes. Vue superbe.



Des paysages magnifiques se succèdent. Petit arrêt . Nous sommes à quelques km de Yen Minh. Ville aux toits rouges. Nous y faisons une halte pour déjeuner : bambou farci, poivron farci. Soupe soja, brèdes citrouille, porc citronnelle,riz...
Nous mangeons et buvons à 900.000 dôngs à dix (environ 3,5 euros par personne.)

Nous continuons vers Meo Vac. Toujours des montagnes. Toujours des lacets... un régal pour les yeux.



Visite d'un Palais de roi hmong au programme. Ce Palais appartenait à un notable connu pour faire le commerce de l'opium. Aujourd'hui ce monument est classé et se visite. 


Montons vers le col du nez de cheval. Le chauffeur s'arrêtera à plusieurs reprises pour nous faire profiter des paysages spectaculaires. Au col, nous entrons dans une boutique derrière laquelle a été édifié un belvédère. Il donne sur une vallée au fond de laquelle se profile un barrage. Bientôt le petit village situé à droite de cette construction sera vidé de ses habitants pour être recouvert d'un Lac de retenue. La route que nous allons prendre maintenant à pour nom " La Route du Bonheur"

 Alors qu'autrefois il fallait dix heures pour relier HanoI à Ha Giang, il n'en faut plus que trois à ce jour. Cette route qui. À ne essite le percement de là roche à désenclave les hameaux de la montagne et assure une meilleure vie à ses habitants. Notre chauffeur négocie les lacets et les croisements avec bonheur. Nous sommes sidérés par son adresse. De nombreux belvédères ont été aménagés.mais il faut toujours rester prudent. Les à pics ne sont pas sécurisés. 

mercredi 27 septembre 2017

27 septembre : randonnée au pays des Dao

27 septembre :  dans la région de Ha Giang

Nous sommes dans la province de Ha GIANG (prononcez HA ZÂN) la Commune de PHUONG DO dans une chambre d'hôte très sympathique. Le hameau qui nous accueille a pour nom HA THAN (prononcez  HA TÂN)
Des le réveil, les habitants travaillent à la construction d'une charpente en bambou pour la couvrir de feuilles de latanier. On mesure la longueur des morceaux de bambou, on fait des noeuds savants à intervalles réguliers. Pendant ce temps, les autres s'occupent et préparer les liens et les feuilles.







Randonnée dans le Massif de TAY CON LINH, massif culminant à 2419 m (6heures)

Aujourd'hui nous nous rendons au pays de Dao. Sous la conduite de Mme KINH nous partons à l'assaut d'une montagne et couvrons un dénivelé positif de 400 mètres. La chaleur humide à cette heure matinale avancée -il est 8 h 30 - nous fait transpirer  à grosses gouttes. Nous avons heureusement apporté une bonne ration d'eau et nous cherchons les coins d'ombre pour nous désaltérer. 

Nous nous arrêtons à un endroit où la vue sur les rizières est superbe, et entrons 
dans une maison devant laquelle sèchent des écorces destinées à être mastiquées avec les noix d'Arec , elles donnent une couleur rouge aux dents de femmes de l'ethnie Dao. Là sèchent aussi des grains de poivre. Des filles de l'ethnie portent la coiffe traditionnelle noir et rouge ornées de brins de laines jaune et vert.

















Nous nous rendons dans le hameau de KHUOI MY. 








Notre guide locale nous invite à entrer dan la maison d'une amie pour pique niquer. 
devant la maison, dans leur abri deux cochons roses se font gratter le dos par Émile et Olivier. Nous nous lavons les mains à un robinet à l'extérieur.








C'est l'occasion de constater la précarité, la simplicité de la cuisine, le couchage sommaire... nous déballons notre pique-nique : riz gluant dans des feuilles de bananier, œuf dur, poudre d'arachides, terrine de porc. 


On nous offre des bières. 
Authentique, une visite improvisée , les amis de la famille présents s'en vont pour nous ceder  la table. Sur la natte s'installent les arrière-grand-mère, grand-mère, mère, fils, enfants et guides. Du thé séchait sur une natte, le séchoir était posé à côté. Un feu flambait au milieu de la pièce, la viande boucanée et le maïs sont suspendus près du foyer. La fumée n'incommode pas outre mesure parce que la grande pièce est ouverte à tous vents. 





De temps à autre nous voyons un arbre à feuilles blanches est appelé ici " arbre à papillons blancs" c'est une espèce de poinsettia. Des papillons il y en a beaucoup, mais ils ne se posent pas ...dommage pour les photos.

La balade est jalonnée de passages de ruisseaux. Parfois nos guides posent des pierres pour faciliter notre passage. Nous nous aspergeons de temps à autre d'eau fraîche. Traversons un ruisseau et vérifions que les sangsues ne sont pas collées à nos chaussures. Trong en repère une et nous conseille de nous déchausser si nous sentons une piqûre. Mais personne n'en a repéré.


Mme Khin nous précède dans les sentiers de rizières et éloigne les serpents, et dans la "jungle" elle casse des branches qui pourraient nous heurter. Elle nous fait descendre des sentiers escarpés. 





Nous sommes bientôt en vue du hameau.
 Débouchons sur une belle forêt de palmiers. Nous sommes sidérés par le nombre et la taille de tous ces lataniers.