lundi 19 juin 2017

La découverte et Strasbourg à pied pour nos deux Réunionnais.



C'était un passage obligé pour mes invités : déambuler dans la capitale de l'Europe, c'est aller à la rencontre d'une culture et d'une architecture particulières. 
Depuis la,Place de la Bourse, nous dirigeons nos pas vers la Place du Corbeau. Brigitte s'arrête dans une boutique pour acheter du pain d'épices. Nous voilà, après avoir traversé le pont de l'Ill et vu l'ancienne douane, à La Place des Bouchers. 
Nous traversons les petites ruelles bordées de maisons à colombages, et tout à coup, c'est l'enchantement, la façade de la Cathédrale s'est imposée. Yoland surpris par cette magnificence lance : "La Sagrada Familia... " pour qui connaît la Sagrada de Barcelone, effectivement, c'est la hauteur des murs et les flèches qui frappent en premier le regard.
Nous entrons dans le sanctuaire, faisons une halte devant la belle horloge astronomique...




Nous passons devant la Maison Katz, puis devant à Place Gutenberg, rejoignons la Place Kléber. 
Et c'est vers la Petite France que je compte les emmener. Quelques pas dans La Grand Rue et nous voilà dans le quartier des Tanneurs. 


À la Corde à Linge, nous buvons bières et panachés. Il fait très  chaud et se désaltérer à cet endroit est toujours un plaisir. 
La visite se termine par un petit détour vers les Ponts Couverts. À pied, nous rejoignons la Place d la Bourse en passant dans la rue d'Or et l'Hôpital Civil.

En dépit de la chaleur et des kilomètres parcourus, ni Brigitte, ni Yoland ne se sont plaints. Tout leur plaisait.

Le tram, les nombreux vélos, le grès rose, la langue, tout était inédit pour eux... 

À Scherrwiller au restaurant de la Couronne.


Après avoir déambulé au Marché médiéval de Châtenois, j'ai proposé à mes hôtes réunionnais de déjeuner dans un restaurant pittoresque.
Nous avons tenté le coup sans réserver.
Nous avons eu une chance incroyable : la dernière table était pour nous. 
C'est dans la cour de l'auberge que nous avons commandé et partage le repas. Yoland avait choisi le baeckenofe et Brigitte la choucroute.



 Il faisait très chaud, et bien que ces plats ne soient pas de saison, ils ont été appréciés. Et le vin blanc d'Alsace qui accompagnait les plats à également séduit. 

Nous avons passé là un très bon moment. Et pour terminer, il fallait aussi que je les invite à aller voir les toilettes originales de l'établissement : le Chiotilus, une réplique assez réussie du Nautilus dans un monde sous marin sonore...

à l'assaut du Haut Koenigsbourg

A la Réunion, on n'a pas connu le moyen-âge, l'île est bien trop récente, elle n'a été peuplée qu'au 17e siècle et on n'y voit aucun château, raison pour laquelle, je ne pouvais pas faire l'impasse : il fallait faire découvrir ce joyau de l'Alsace à Brigitte et Yoland.




pont levis
salle des armes : les hallebardes
salle des trophées de chasse de Guillaume 2
la cuisine
Poêle en faïence

cour et fontaine du château

Le château du Haut-Koenigsbourg vu par un drone

En arrivant au château, nous avons eu la chance de vivre une expérience peu commune : suivre un drone survolant l'éperon rocheux de 250 m sur lequel a été construit cette forteresse remarquable d'une trentaine de mètres de large.


Cette possibilité est offerte deux week-end par an aux visiteurs et ce, gratuitement. Nous n'avons pas hésité un seul instant.

On nous fait nous asseoir sur un siège, on nous pose un casque 

puis nous voilà allongés le regard tourné vers le ciel, à écouter vrombir le drone qui fait un bruit d'essais d'abeilles... et à survoler la bâtisse et les paysages alentour : Plaine dAlsace, Villé, montagne vosgienne… 



Un homme pilote l'engins depuis un ordinateur.


Une jeune femme commente les découvertes en direct faites par le drone : le W, initiale de Wilhelm (Guillaume II) sur le toit, les sirènes doubles symbolisant l'eau, l'aigle de 60 kg représentant l'empereur prussien sur la girouette, la vue sur les latrines… 


Cette découverte aérienne était aussi suggérée fortement aux guides présents sur le site...

dimanche 11 juin 2017

Fête des Remparts à Châtenois.


Toujours avec Yoland et Brigitte, nous avons pris la Route des Vins et avons arrêté la voiture dans un village où des gens se promenaient en costume médiéval. Nous en avons déduit qu'il se passait quelque chose ici... 


En effet, près du château se déroulait une belle Fête : un groupe dansait devant l'église, accompagné par une vielle, 
des gens étaient attablés devant un repas traditionnel -marcassin, haricots....

  Un marché forain pittoresque se tenait le long des Remparts  : des stands d'armes, de peaux, de bijoux, de tissage, de poterie, de cuirs, de miel... 




une jeune fille sensibilisait les visiteurs au sort de La genette, un animateur expliquait aux enfants la diversité des armures... 



toute une zone était consacrée aux jeux de société, jeux en bois ... 


Jeux de société 
un groupe de musiciens animait la journée avec une vielleà clavier, deux bombardes et un bedon.


Les organisateurs et animateurs avaient tous revêtu les costumes d'époque... superbes...

Un bûcher attendait la sorcière qui devait être brûlée, pour La Saint Jean...

Les ânes étaient aussi de la Fête. 

Quelle animation !  Un arrêt haut en couleurs, riche en échanges avec la population...

À Ribeauvillé sur la Route des Vins en Alsace.



Avec Brigitte et Yoland, mes Amis de La Réunion, nous avons fait une escapade à Ribeauvillé, un charmant village alsacien situé au Nord Ouest de Colmar.


Maison à colombages
Dans le quartier pittoresque de Ribeauvillé
Place de la Sinne et hôtel du Mouton

Vers l'un des châteaux de Ribeauvillé.



Ils ont été séduits par les maisons à colombage, les vieilles fontaines ... le pittoresque des rues et de l'architecture. 

Nous avons remonté La Grand rue, sommes passés au pied des vignes et d'un château, et sommes revenus Place de La Sinne.


À l'hôtel du Mouton, où nous nous sommes installés pour une nuit, nous avons également dÎné. Au menu du soir, un 
repas... léger : tarte flambée au Munster, terrines de gibier et salade de saison... 




LA Tour des Bouchers


La tarte flambée au Munster

vendredi 2 juin 2017

De la fève au cacao en poudre : la démonstration d’Ivan

Ivan, un ami de Caro est arrivé un matin avec des fèves de cacao, qu’il avait rapportées de Vera Cruz, une ville du sud du Mexique où vivent encore ses parents. Il tenait à nous montrer comment on faisait de la poudre de cacao.

Nous avons mis les fèves dans une poêle, sur la gazinière, pour les faire torréfier. C’est un peu comme pour les châtaignes, quand le petit bruit d’éclatement s’entend et que la pelure devient brune, il est temps de les retirer du feu.


On laisse un peu refroidir, et là comment le travail d’épluchage. Quand la pelure est retirée les fèves sont d’un noir de charbon, elles sont très luisantes et dures. Les épluchures peuvent être réutilisées : on peut les faire infuser dans de l'eau chaude pour préparer une boisson.


L’étape suivante est la plus longue et la plus sportive. Dans un mortier à trois pieds, on écrase les fèves en faisant tourner le pilon.
Ivan pile les fèves
Caro écrase les fèves avec les conseils avisés d'Ivan

Les trois étapes : fèves torréfiées, épluchées, écrasées
Nous avons mis plus d’une heure grâce à l’huile de coude, en nous relayant tous les trois, pour écraser les fèves et obtenir une poudre fine. C’est la méthode traditionnelle ! 
Mais les anciens utilisaient aussi une plaque de pierre incurvée et un rouleau en pierre également pour écraser les fèves… comme ceux qu’on voit dans les  musées d’anthropologie…. ou encore au Musée du chocolat à La Villa Joyosa en Espagne.

Qui est Ivan ?

Ce jeune Mexicain originaire de Vera Cruz qui étudie à Guanajuato, ambitionne de se lancer dans la permaculture et la production traditionnelle.
Actuellement, il travaille sur un diaporama concernant le « tourisme vert » en Allemagne. Nous avons beaucoup bavardé en allemand, et il n’est pas dit qu’on ne se retrouvera pas un jour Outre-Rhin ou en France.

Merci à lui de nous avoir consacré toute une matinée pour nous faire partager ce précieux moment de culture !