samedi 12 mars 2016

Lisbonne : la ginjinha, une spécialité locale.


La nuit est tombée sur la Place Dom Pedro IV. Le quartier s'éclaire et s'anime. C’est l’heure de l’apéro.


Au coin du largo de Sao Domingo nous nous arrêtons dans un petit estaminet sans tables, qui se compose d’un bar et d’étagères de bouteilles de ginjinha, une liqueur de griottes qu’on nous sert dans un gobelet.


Nous prenons nos verres et sortons comme les autres clients pour trinquer à l’extérieur et cracher les noyaux des griottes dans le caniveau.



Cette liqueur aurait obtenu la Médaille d’Or à l’Exposition Internationale à Rio de Janeiro en 1923 et à Macao en 1936. A côté de ce bar existe encore une chapellerie.



A Lisbonne : la Praça de DOM PEDRO IV


La place vue depuis le mirador de Santa Justa


Dom Pedro IV était le premier souverain du Brésil.  Sa statue de bronze datant de 1870 se dresse au milieu de la place. 

Deux fontaines baroques donnent un cachet particulier à cet endroit dont le sol est pavé de vagues de mosaïques. 


Des immeubles du XVIIIe  et du XIXe la bordent sur trois côtés. Le 4e côté est occupé par le Théâtre National. (Teatro Nacional Dona Maria II). Il aurait été bâti sur l’ancien Palais de l’Inquisition. Inauguré en 1846, il avait la mission d’ « élever et améliorer la moralité de la nation ».


Autrefois les fêtes et autodafés avaient lieu sur cette place. On raconte aussi qu’un fleuriste y aurait offert un bouquet d’œillet à un soldat pour fêter la victoire le 24 avril 1974 contre la dictature. Ce geste répété a donné son nom à « la Révolution des Œillets ».

La proximité immédiate de la gare Rossio, à l'angle gauche du théâtre, explique peut être le dynamisme de ces lieux. A toute heure, on y rencontre des locaux et des touristes.

La gare avec ses portes en arceaux

(à suivre)

samedi 5 mars 2016

2016/03/05 Lisbonne

2016/03/05. Lisbonne 4ème jour

Prenons le métro jusqu'à Marques de Pombal. C. prend une autre ligne pour aller prendre le petit déjeuner dans le quartier de Baixa. Je préfère encore découvrir un incontournable de Lisbonne : le Parque Édouard IV. Je descends à la station Parque et remonte vers les deux colonnes, pour admirer le jardin en labyrinthe et la vue plongeante sur le Tage.

Petite promenade dans le parc d'amelia, traverse un petit pont de bois et pars vers un ancien bâtiment qui doit être un château. Il navrée finalement que c'est une prison... À deux pas de la place de la Liberdad...
Je me dirige enfin vers les serres du roi Édouard. Estufa Fria... Gratuit avec la  Lisboacard  et ça faut vraiment le coup.







Nous nous retrouvons près du Museo Calouste Gulbekian. Ce milliardaire arménien a choisi de terminer sa vie au Portugal et de faire don de toute sa collection à ce pays. Sa fondation emploie toujours 500 personnes, et finance des festivals et des formations, donne des bourses d'études. Nous choisissons de privilégier la collection Gulbekian au détriment du Musée d'Art Moderne.
Nous sommes séduites toutes les deux par la variété des collections. Des objets de l'art égyptien, greco-romain, arménien, des tableaux de maître comme des Rubens, des Van Eyck, un Fragonard, des Millet, de nombreuses sculptures de Rodin, dont un Bourgeois de Calais. On y voit aussi des tapisseries persanes, des manuscrits enluminés, des poteries... des paravents chinois, de la vaisselle venue de Russie. Une variété incroyable d'objets de contrées et d'époques diverses. Même Lalique est très bien représenté. Nous restons bien deux heures dans cette caverne d'Ali Baba.







Les Portugais ont bien de la chance d'avoir, sur leur sol, cette collection époustouflante. Nous aurions bien fait un crochet par le Musée d'Art Moderne, mais le temps nous manquerait. L'avion décolle vers 17 heures.
Petit détour par un centre commercial très moderne situé à deux pas d'un  Décathlon et d'un Nespresso.


Nous repartons vers la Parque Edouardo IV. Et décidons d'aller manger au Lingha  Agua. Un bon plan.c'est un self avec un grand choix de plats végétariens ou autres. Prix très corrects. Jolie vue sur un bassin avec jet d'eau.


Prenons le métro à la station Sao Sebastiano. Notre Lisboacard est encore valable ! À l'aéroport, attendons notre Vol Easyjet dans le mauvais terminal, il nous faut prendre la navette pour le terminal 2. L'avion a accumulé du retard. Nous partirons avec trois quart d'heure de décalage sur l'horaire prévu. On ne nous donne aucune info tout le temps de l'attente.