mardi 2 août 2016

La Broderie de Lunéville, un patrimoine qui revit !

Je découvre hier, en visitant le Château de Lunéville, avec Francine et Hanka,  que la ville a donné son nom à une broderie très particulière.


« Le point de Lunéville » ainsi que « la Broderie perlée » et pailletée sont un patrimoine que les amateurs de belles choses ont remis au goût du jour en 1998 en créant le « Conservatoire des Broderies de Lunéville. »
Dans une aile du Château donnant sur la Grande Cour  se tient une exposition (qu’il est hélas interdit de photographier). On y voit des brodeuses à l’œuvre :   ces dernières donnent toutes les explications souhaitées. Un endroit où on peut s’essayer à cette technique d’enfilage de perles est à la disposition du visiteur.
Ici sont exposées des créations (des vêtements, napperons, savates etc…) le matériel utilisé (tulle, coton, crochet spécial…) dont j'ai fait l'acquisition pour un usage imminent.

crochet de Lunéville et tulle



et des brochures sur différentes techniques de broderies dont celle de la ville du bon Roi Stanislas.



Comme il existe un centre de formation de la Broderie au même endroit, une documentation est proposée pour l’inscription. Un maximum de 5 brodeuses peut participer à ces ateliers, il existe des formations d’un jour ou de 4 jours… On vous propose même des hébergements.

site : www.broderie-luneville.com






 

 

lundi 1 août 2016

Château de Lunéville : un espace militaire surprenant !

On se souvient du tristement célèbre incendie qui a détruit un patrimoine précieux au Château de Lunéville en janvier 2003.

Depuis, de nombreux travaux de restauration ont eu lieu.  Or une aile de cet édifice porte encore les stigmates de ces flammes dévastatrices : plafond en attente de restauration, murs abîmés, boiseries calcinées.



On s’attend à trouver là des témoignages de guerres, des armes, des uniformes…Que nenni !
C’est dans cet espace que se tient actuellement une exposition qui vous donne le frisson : scènes de massacre, effondrement de tours, tableaux de personnages disloqués… 



Il s’agit là d’une rétrospective 1956-2016 de scènes marquantes. Elle s’intitule « Résidence du Savoir Vivre ensemble » et présente des oeuvres de Gérard LARGUIER.

Dans le dépliant distribué à l’entrée voilà comment est annoncée cette exposition.

« Plus de cinquante années de création, de traversées des siècles. Des Trente Glorieuses aux attentats de Paris, du Biafra au Twin Center, de la Tempête en France aux tsunamis d’Extrême Orient ; Le peintre est baroudeur du corps et de l’esprit, il évoque la chose publique et invoque l’intime, la confrontation des sentiments devant l’actualité, autant que la caresse de l’esprit devant les sourires ou les pleurs. »




Ces salles blessées attendent d’être restaurées :  ces espaces dépendent du Ministère des Armées, et non de la Région. Il faut avouer qu’en attendant l’idée d’y installer ce type d’exposition est géniale !



dimanche 31 juillet 2016

Fauchage à l'ancienne à MAXSTATT


A onze heures du matin, ce 31 juillet 2016,  j’étais sur les lieux, dans un champ de blé où allaient se dérouler des séances de FAUCHAGE à l’ancienne.

Les bénévoles de l’association, jeunes et plus âgés, étaient au rendez-vous, vêtus de leurs costumes lorrains traditionnels, et équipés de leurs outils.






Dans un premier temps, des anciens ont fait une démonstration du fauchage à la faucille : un travail de titan qui demandait des heures de labeur, plié en deux. Au fur et à  mesure que les hommes coupaient, les filles récupéraient les épis, les attachaient en gerbes, puis les rangeaient sur la charrette.

 

Dans un deuxième temps, les faucheurs ont utilisé la faux, un bel objet dont la lame nécessite un martelage régulier pour être efficace. Une belle avancée, on avançait deux fois plus vite, et les bras qui liaient les gerbes étaient davantage sollicités.

 


 

Dans un troisième temps, une faucheuse tirée par un tracteur est arrivée. On peut aisément imaginer les chevaux tractant le même système.  La vitesse de fauchage et la quantité de blé coupé avaient de quoi surprendre. Deux hommes suffisaient : le conducteur de l’engin et un acolyte  installé à l’arrière qui poussait le blé avec son râteau. Et les « lieuses humaines » étaient toujours là, à former des gerbes et à les lier.
 

Dans un quatrième temps, on  nous a présenté la faucheuse-javeleuse, qui hélas n’a pu faire la démonstration pour des raisons techniques.


Et pour finir cette animation, une faucheuse nouvelle génération datant de 1943 a fait le travail en un temps record.  Pas moyen pour les utilisateurs de faux de rivaliser avec elle.



Quelques réflexions me viennent après ces moments forts.
On réalise que les villageois autrefois avaient du cœur à l’ouvrage malgré la pénibilité de ce travail.
On imagine aussi la solidarité qui liaient tous ces gens, petits et grands. Les voisins s’entraidaient, on ne fauchait pas son champ en famille, on faisait appel aux connaissances, aux amis. Chacun y trouvait son compte et chacun pouvait subvenir à ses besoins grâce au travail. Evidemment les paysans avaient aussi un jardin, un élevage de volaille, de lapins…

Il est vrai que la  technique a bien amélioré le sort des ruraux… elle a peut-être aussi participé à la disparition de nombreux métiers.

Qui vit encore aujourd’hui des fruits de la terre dans son village lorrain ? Que sont devenues les petites parcelles qui suffisaient à  faire vivre une famille ?
Qui sait encore utiliser les moyens archaïques de production ? Travailler avec une faucille ou une faux devient une prouesse.
Or dans de nombreux pays que j’ai traversés, les gens coupent encore l’herbe à la faucille pour nourrir leurs animaux, à Cuba on laboure encore avec des chevaux.  Nostalgie du passé… oui. J’ai peut-être tort aux yeux des grands fermiers qui ont vu leurs surfaces agricoles agrandies et leurs muscles épargnés.

Cependant, je persiste à  croire que le bon sens n’est plus.

Dans les actes d’Etat Civil du siècle dernier, que j’ai coutume de déchiffrer,  j’ai constaté que chaque homme pouvait se targuer de gagner sa vie et d’exercer un métier… Et aujourd’hui ? Le monde paysan en est un exemple parlant ! Nos campagnes se vident, faute de travail…

Je me suis aussi approchée de parents qui expliquaient à leurs enfants que les épis moulus devenaient de la farine. Les petits en ont récupéré une gerbe pour "faire un gâteau"…Ils ont eu la chance de découvrir l'origine de la farine, d'où l'intérêt de perpétuer cette fête du Battage à Maxstatt qui a une vertu pédagogique incontestable. Merci à toute cette équipe de bénévoles pour leur accueil et le merveilleux moment que j'ai pu passer dans leur village.

Ce matin, j'étais dans "un musée à ciel ouvert", et qui dit musée, dit hélas "passé révolu" !



dimanche 24 juillet 2016

Au Parc Animalier de Sainte Croix

Le Parc de Ste Croix à Rhodes (Moselle)

Ce parc situé dans le Pays des Etangs, non loin de Sarrebourg (en Moselle) est un endroit arboré où il fait bon se promener avec des enfants.
                             
Les trois sentiers mènent de découvertes en découvertes. Impossible de tout faire en un jour, pour apprécier, il faut faire des choix.

Cette fois-ci, nous avons pris le parti de faire la moitié du "Sentier bleu".  Et nous nous sommes arrêtés pour observer des sangliers et leurs marcassins, des cerfs, des daims puis des rennes. Le lynx et les marmottes s’étaient cachés pour échapper à la canicule, comme bien d’autres animaux.





Vers 12h nous sommes entrés dans la salle de spectacles où était projeté un film  très pédagogique sur la faune des étangs. Les enfants auraient préféré le jeu des acteurs de la troupe « Salamandre » qui elle se produisait deux heures plus tard en plein air, or il faisait trop chaud pour s’installer dehors.

Puis après nous être restaurés, nous sommes partis en mission avec un carnet à faire tamponner.  «L’Aventure de Noé » plaît davantage à ceux qui maîtrisent la lecture.  Mais les plus petits sont ravis comme leurs aînés de faire « le parcours pieds nus » ou le passage de passerelles insolites en cordages.



Nos aventuriers en herbe ont passé un bon moment à regarder les pandas roux en train de manger des pousses de bambous.


Dans la zone mettant à l'honneur l'île de Madagascar, nous nous sommes attardés pour observer les évolutions des makis et d'autres lémuriens.

Le passage dans le labyrinthe et la cabane aux insectes n’étaient pas non plus pour déplaire.

Après avoir repéré les panneaux explicatifs, il faut donner une réponse sous la forme d’un dessin, d’une case à cocher, de liens à établir…  Un vrai challenge. Et l’intérêt de ce parcours est qu’il sensibilise petits et grands aux dangers qui menacent l’écosystème comme cet avertissement : "Au 21e siècle la forêt a été réduite de moitié"





Des paroles de sages, comme ci-dessus, émaillent aussi le sentier de l'aventurier qui a la mission de protéger son environnement.