Affichage des articles dont le libellé est En passant par la Lorraine. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est En passant par la Lorraine. Afficher tous les articles

vendredi 13 décembre 2024

Meisenthal, la com’ a bien fait son boulot !

Avec mon amie Ana, je suis allée au Musée du Verre à Meisenthal. L’idée était de se faire une petite sortie entre copines et voir à quoi ressemblait cet engouement pour la « boule cactus » tant vantée dans les médias.

En arrivant vers 10h30 nous apprenons qu’il faut attendre l’ouverture des portes du « pavillon » qui n’a lieu que vers 11h45. Il y a déjà foule devant ce pavillon qui délivrera les laisser-passer.

 Nous décidons de ne pas faire la queue et d’aller manger dans un restaurant local, à Soucht ! Parce que tous les restaurants de Meisenthal affichent complets ! 

De retour au musée, nous sommes accueillies par deux jeunes filles un peu frigorifiées qui en voient passer du monde. Vers 13h15, la foule est déjà dispersée.

 En fait, si vous décidez d’acheter une boule de Noël, on vous donne un billet et un horaire de retrait, horaire qui sera communiqué par sms sur votre smartphone, et sur des tableaux animés situés à tous les étages du musée. Nous avons le numéro 139 !

En attendant vous pouvez vous promener dans le musée (entrée 5 euros), voir l’exposition sur la Carpe, les techniques de fabrication du cristal, et aussi voir les artisans travailler cette boule… Nous traversons un couloir où une musique mexicaine nous guide devant des cactus aux fleurs colorées…




Finalement nous passons un petit moment agréable avec une guide qui nous explique les oxydes et la coloration du cristal, et d’autres techniques... Nous parlons aussi des maîtres de cet art. Nous restons un petit quart d’heure à voir les « souffleurs » qui ne soufflent pas cette fois-ci pour préparer la boule cactus. Ils chauffent, coupent, moulent, recoupent…Il fait bien chaud et c’est agréable ! 



Finalement nous décidons de ne pas nous attarder et de ne pas acheter de boule à 27 euros ! (bien que ce soit notre tour d'entrer dans la boutique) 


On a du mal à comprendre pourquoi tant de gens foncent pour acheter un objet qui est fait à des milliers d’exemplaires… Phénomène de mode ! Et Noël est une occasion pour offrir des fleurs de cactus … C’est  peut-être plus sympa que d’offrir des cactus ! 

                                                     Une sortie revigorante



 

 

samedi 3 août 2019

Rando-plaisir sur l'ancienne voie ferrée de Réning -Insming

Aller-retour : environ 5 km



Bravo à la commune de Réning qui a acquis cette voie  lors du démantèlement du réseau. On ne peut pas en dire autant des municipalités voisines qui à cette époque ont bradé ce tracé à des agriculteurs.
Le petit village de Léning entretient régulièrement et superbement ces quelque 3 km de chemin ombragé bordé de haies très denses. Un abri de choix pour les brocarts, les oiseaux, les papillons…


Cette voie est empruntée par des marcheurs  mais aussi des coureurs, comme les joggers du Run du Hât-Bôs ; de jeunes vacanciers et leurs grands parents à VTT y font aussi la navette. La flore y est riche : là poussent encore le sainfoin, l’achillée mille-feuilles, le lotier corniculé, le millepertuis, la vigne… 

des saules immenses, des chênes,  des prunelliers, pommiers sauvages, viorne, sureau …  


Même un cormier a été offert à la commune par le Parc Naturel Régional de Lorraine pour agrémenter ce chemin.


Il serait intéressant de refaire ce chemin avec un botaniste, et pourquoi pas de proposer une animation-découverte de la Nature.

Malgré nous, nous avons délogé deux cervidés, un rapace, des pigeons et passereaux… 


La diversité et le nombre de papillons rencontrés  attestent la bonne santé de ce biotope.

Loin du bruit, au milieu de chants d’oiseaux, cette promenade est des plus agréables.

Nous en profitons pour pousser jusqu'à l'ancienne gare, ce fleuron qui a contribué autrefois au développement de la commune par sa situation stratégique pour les passagers et les marchandises. Quelle pitié de voir ce joyau dépérir alors qu'il aurait pu être sauvé...


Retour par le même chemin.

vendredi 5 octobre 2018

Metz, une belle destination

Nous sommes partis en train à Metz pour faire découvrir cette ville à Alan, venu du Mexique. 
Commencer par la gare est déjà un événement. Cette bâtisse datant de la fin du XIXe mérite bien qu’on démarrera visite ici.
Et c’est à pied que nous avons parcouru les rues, des parcours artistiques jalonnaient notre circuit. Notamment « l’Art dans les Jardins » une  exposition qui s’est terminée depuis le 15 septembre.






Après être passés à proximité de la Porte Serpenoise, nous rejoignons l’Esplanade, l’église des templiers, la cathédrale, puis descendons vers les rives de la Moselle... le cours d’eau s’est paré de centaines de barques inédites.



Nous voilà place de la Comédie, investie par un superbe jardin. L’endroit est un petit havre de paix. Des panneaux pédagogiques donnent des mines d’informations.





Nous restons là un bon moment avant de longer le quai vers le plan d’eau. Des tableaux ornent les murs. La ville est un musée en plein air. 





Il est temps de revenir sur nos pas pour reprendre le train à destination de Benestroff. 





lundi 24 septembre 2018

Merlebach et Freyming : qu'en reste-t-il ?

Freyming et Merlebach, qu’en reste-t-il ?


C’était en 1966, une époque où Merlebach était encore une ville florissante et que toute la population vivait de la mine.

Je descendais du bus à la gare routière près du kiosque, qui est toujours là, et remontais une longue rue escarpée, ce devait être la rue des Houillères, à pied avec mon accordéon sur mes petites épaules frêles.  J’allais répéter chez M. Dolanc. Par tous les temps, qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il neige j’empruntais ce chemin une fois par semaine.



Depuis le quartier s’est littéralement métamorphosé. Les mines ont fermé. Les mineurs touchent maintenant le congé charbonnier. Ce peuple laborieux n’a pu transmettre ses valeurs , ni son savoir-faire…(un livre pourrait y être consacré !)

Certaines habitations ont été rasées, celles qui restent ont été relookées, mais je les trouve tristes, très tristes… malgré les couleurs pastel. Tout a l’air uniforme…



Récemment j’ai emprunté une de ces rues longues pour me rendre à l’hôpital de Freyming, lui aussi restructuré…

Et là, j’ai laissé ma voiture emprunter des routes latérales pour me replonger dans l’ambiance des années prospères.

Ce quartier a gardé un certain cachet, les petites maisons ont encore du charme. 

Si des portes en PVC ont remplacé les vieilles portes en bois, il reste encore de nombreuses traces du passé : les soupiraux par lesquels on pelletait le coke destiné au chauffage, les petites marches, les toits à deux pans, les tuiles rouges…

Merlebach !  J’aimais cette petite ville avec ses petits commerces, ses magasins de musique, son vieil hôtel de ville, son musée… Je la trouve impersonnelle aujourd’hui, rien n’invite à y déambuler. La rue principale semble sinistrée.

Son musée a été fermé, sa mairie en pierres de taille détruite... Sa vie trépidante a fait place à de la morosité.
Si on a pu sauver ces petits quartiers de Freyming de la destruction, pourquoi n’a-t-on pas réussi à sauver d’autres monuments du patrimoine à Merlebach ? 


jeudi 5 juillet 2018

Belle randonnée depuis le lac de Gérardmer !

A l’occasion de la sortie organisée par Jean Pierre Steiler et ses amis pour fêter le Solstice d’Eté, une soixantaine d’Amis de la Nature se sont retrouvés fin juin dans les Vosges à Gérardmer !

Après avoir été présentés à tous les participants sous un kiosque au bord du Lac de Gérardmer, nous avons pique-niquons sous un soleil radieux.
Puis deux groupes de marcheurs se  décident soit à emprunter le chemin qui fait le tour du lac, soit à se lancer à l’assaut d’un dénivelé de 250 m. (alt 897 m)

C’est ainsi que je découvre un circuit très sympa, sportif, toujours très ombragé qui nous mène à une Tour : la tour de Merelles  depuis laquelle on a une vue sur le lac et la ville. 




Comme on ne peut monter qu’à 4 dans cette tour de bois en empruntant  95 marches d’un escalier en colimaçon, il a faut s’armer de patience.
Un moment agréable pour faire plus ample connaissance…



Puis la petite troupe se remet en marche pour rejoindre la Cascade de Mérelle.  En chemin, on peut cueillir les premières myrtilles… 

Le sentier devient progressivement plus étroit et on amorce une descente, toujours au milieu des arbres… accompagné le bruit de l’eau qui coule très près et le chant des oiseaux.

Nous voilà à la cascade. Séance photo, film ! 


Et nous voilà repartis, traversant de jolies passerelles en bois.



 La descente devient plus raide. Par temps humide, ce doit être assez périlleux…


Nous longeons le lac, d’un bon pas, pour rejoindre l’équipe qui avait fait le circuit autour du plan d’eau. Une expédition inoubliable avec des marcheurs très sympas !




mardi 29 mai 2018

Un ami, apiculteur dans une petite commune voisine, se désole de la rareté du trèfle blanc.
Dans nos prés en Lorraine, on a coutume de faucher dès la fin mai et la fenaison se termine souvent avant le 24 juin… Une habitude ancestrale qui ne nuisait pas autrefois car de nombreuses prairies n’étaient pas destinées au fourrage.
Aujourd’hui il en va autrement, remembrements et  course au rendement sont les grands fautifs de la disparition de nombreuses espèces (avec l’incidence qu’on connaît sur les insectes et les oiseaux).
Rares sont encore les personnes qui laissent les fleurs se reproduire et qui s’interdisent le fauchage avant  juillet.

Depuis trente cinq ans que nous habitons sur la butte de Montdidier en Lorraine , nous demandons à un agriculteur de faucher le terrain où se trouve le rucher la 2e semaine de juillet ! Et la Nature nous le rend bien.

Cette année encore les fleurs mellifères jouent leur rôle. Le trèfle en fait partie. Si le trèfle commun ( le rose) offre un nectar abondant, l’abeille n’en profite pas car ses nectaires sont plus profonds que la langue de l’abeille. Quant au  trèfle blanc, il est à l’origine d’un miel excellent et abondant !



En outre, si on développait la plantation de trèfle, on procurerait aux vaches un aliment  supérieur en réduisant l’apport d’engrais azoté…
 Mais nos députés, et les décideurs dans le domaine agricole,  n’ont visiblement pas la conscience écologique qu’on souhaiterait qu’ils aient, il suffit de lire les actualités !