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jeudi 9 juillet 2015

Cuba - 2e jour - La Havane (suite)

Vers les forts en face de la vieille ville.


Nous avons eu une information intéressante : on peut faire la traversée de la baie en ferry pour peu d’argent, c'est une navette régulière. Il suffit de se diriger vers Casa Blanca, la maison blanche. 
Place de la Cathédrale, dans un bureau de change Guillaume  change  quelques Cuc en « Moneda national ». Nous payerons la traversée en monnaie nationale, un coût dérisoire.


Nous laissons derrière nous le grand terminal, l'église orthodoxe au clocheton doré pour atteindre l'autre rive.

Nous nous asseyons quelques instants à l'ombre d'un flamboyant sur un banc avant d'amorcer la montée.

Il fait très chaud, nous grimpons les marches qui mènent à une place verdoyante où fleurissent des flamboyants. La statue blanche d’un Christ s’élève là.

Assis sur un muret, nous admirons la ville qui s'étend en contrebas, à main gauche la vieille ville, à main droite, la nouvelle ville.


Non loin de là, des stands de souvenirs et la maison natale du Che, nous préférons la regarder de l’extérieur. 

J’ai mal aux pieds, des ampoules ont éclaté sous mes tongs. Parfois je me déchausse pour ne pas souffrir. Arrêt à l’ombre près d’un stand où nous buvons du jus de canne à sucre. Prix prohibitif de 3 Cuc, que nous faisons baisser à 2 Cuc et la jeune fille verse tout le contenu restant de sa cruche  dans le verre vide de Guillaume.  

Nous continuons à marcher pour atteindre le fort, parfois exposés aux rayons torrides, parfois à l’ombre d’une haie d’arbres. 

De superbes voitures américaines d’avant la révolution amènent ici des touristes ravis de parader dans ces véhicules d’un autre temps, qui sont de vraies pièces de musée. Heureusement qu’elles n’ont pas encore le droit de quitter le sol cubain. Sinon Cuba ne serait plus Cuba...

Vers le fort des Trois Rois


Sur ces hauteurs, la vue sur La Havane est également superbe.




mercredi 8 juillet 2015

Cuba - 2e jour à La Havane en vieille ville (suite)

LA HAVANE la vieille ville : Malecon, Place de la Cathédrale, Plaza Vieja

Nous sommes séduits par les vieilles bagnoles et leurs coloris.



Nous longeons le Malecon, sommes surpris par des nappes de mazout qui flottent sur l’eau près du muret. Aujourd’hui, la baignade est interdite sur cette berge. 

Notre logeur, un octogénaire, nous confiera que lorsqu’il était enfant, tout le monde faisait trempette dans l’océan. Un temps révolu !
Un groupe d’ouvriers est en train de faire le revêtement d’une chaussée, le goudron fond sous la chaleur, on ne chôme pas. On porte ses outils sur l’épaule, et on continue…


Après avoir cheminé  environ deux cents mètres le long de cette avenue sous un soleil torride, nous décidons de rejoindre la place de la cathédrale en vieille ville.
Traversons d’agréables placettes, et des rues joliment restaurées, pour nous enfoncer dans les ruelles de la ciudad vieja et rejoindre la Plaza Vieja, la vieille place !


Repas au restaurant la Parrada, un orchestre joue des morceaux traditionnels. Après le repas, nous décidons de rejoindre la colline qui domine la baie de la Havane, colline sur  laquelle sont édifiées deux grandes forteresses. C’est aussi sur cette colline que se trouve « la Maison du Ché ». Un tunnel y mène mais il est seulement emprunté par les voitures.


jeudi 2 juillet 2015

Cuba – 2e jour, le matin (suite)

A la découverte de la Havane à pied.
Visite de la vieille ville.

Nous descendons dans la rue San Nicolas et déambulons dans les rues encore fraîches à cette heure. 

                                   

De nombreuses rues perpendiculaire à la Calle San Nicolas convergent vers le Prado - ou  Paseo de Marti-  Certaines sont souvent jonchées de sacs-poubelles éventrés ou parfois de pierres provenant d’un mur en démolition. Depuis le classement de La Havane au Patrimoine Mondial de l’Unesco, les restaurations des habitations vont bon train. Et l’assouplissement des règles d’hébergement (deux chambres autorisées autrefois, contre cinq ou six aujourd’hui) contribue aussi à l’augmentation de ces chantiers.

Un peu partout, on s'affaire à réparer des moteurs. Que de capots relevés ! Que de mains dans le  cambouis !





Un nombre incroyable de taxis-vélos « les bicytaxis » avec un conducteur et deux places assises à l'arrière. Sur les pavés, ils poussent leur bécane. Ils manient leur engin avec dextérité, se ménagent dans les descentes, en prévision des montées ;  ils connaissent toutes les imperfections de la chaussée et savent éviter les nids de poule, même la nuit. 















Je suis sidérée par le nombre fou de voituriers qui transportent toutes sortes de matériaux et de vivres sur des chars de fortune.

Nous déambulons en vieille ville vers 8 heures avant l’arrivée des touristes pour nous rendre vers  trois anciennes places de la Havane (Place d’Armes, Place de la Cathédrale, Plaza Vieja…)
 C’est l’heure où les enfants en uniforme se rendent à l’école. 



Les Cubains sont laborieux, je suis étonnée par le  nombre impressionnant de gens qui nettoient les rues le matin avant l'afflux de touristes, femmes, hommes de tous âges. Toujours les mêmes accessoires que l'on pousse devant soi : des seaux bleus sur roulettes. 





Dans la Calle San Ignacio, celle qui débouche à la cathédrale, nous nous installons pour boire un mojito, et observons un homme âge qui nettoie les bouches d'égout en chantant ; dans la boue, il déniche un briquet, le nettoie sommairement et se le met de côté. Une question me taraude sur le sort des personnes âgées... Ont elles une pension ? Tout laisse à penser que « non »,   vu le nombre de vieillards  qu'on voit travailler dans la rue. Nous apprendrons plus tard qu’il existe des pensions mais comme elles sont parfois insuffisantes, les gens choisissent d’être actifs plus longtemps.

On est en train de paver des rues sous une chaleur accablante à mains nues. La Calle Obispo est un immense chantier. C’est la « calle » la plus touristique de la Havane, tout le monde converge vers cette rue étroite bordée de bars, restaurants, commerces, boutiques de souvenirs, banques…
Nous sommes agréablement surpris par la Place d’Armes où aboutit la Calle Obispo. 


A cette heure, seuls les balais bruissent dans cet endroit qui sera envahi un peu plus tard. Les vieux bâtiments en pierres, bordés d’arcades, qui entourent la place sont majestueux. La zone arborée qui se situe au milieu doit offrir des zones ombragées assez intéressantes quand le soleil est au zénith…(à suivre)