mercredi 25 novembre 2015

Le karom, jeu de société indien.


À l'occasion du Dipavali de Saint Pierre, j'ai découvert un jeu amusant qui consiste à envoyer des pions dans des trous. Le karom, également orthographié carrom, carom …

C'est un billard miniature qui se joue sans queue. Il se joue à deux ou à quatre. On pousse les pions avec les doigts, comme lorsqu'on joue aux billes ou aux capsules. Les pions sautent sur un grand plateau carré.

Règle du jeu

 Deux sortes de parties sont possibles : la partie à 25 points ou bien la partie en trois sets.

Chaque équipe sa couleur, le plus souvent l'équipe qui commence prend la couleur blanche.
Les joueurs d'une même équipe sont face à face, il s’agit de mettre les pions de sa couleur dans les trous avant les autres. Il faut pour cela les percuter à l’aide d’un palet déplacé sur la zone de tir opposée.
Si un joueur met un pion de sa couleur dans le trou, il rejoue jusqu'à ce qu'il ne mette plus de pion de sa couleur. Dans le cas où il met un pion de la couleur adverse, il passe son tour tout comme s'il n'avait pas mis de pion.
Au début de la partie, tous les pions sont au centre du plateau : le pion rouge se trouve au centre, puis les autres pions l'entourent par un premier cercle en alternant à chaque fois la couleur des pions, puis par un deuxième cercle identique qui entoure le premier.
Chaque pion vaut 1 point sauf le pion rouge placé au centre du plateau qui en vaut 5, mais pour valider ce score il faut encore mettre un pion de sa couleur dans le trou tout de suite après avoir mis le rouge.
Le jeu se termine quand une des 2 équipes a mis tous ses pions, on compte les pions restants de l'équipe adverse sur le plateau et on l'additionne au score précédent, si on a mis le pion rouge on ajoute 3 points à son score, dans le cas où on ne l'a pas mis l'équipe adverse qui a mis le pion rouge n'en bénéficie pas.
Sur le plateau se trouvent quatre traits se dirigeant vers le centre avec un cercle au bout, les pions se trouvant dans ces cercles n'ont pas le droit d'être frappés directement.
Dans le cas où il ne reste plus qu'un pion à une équipe sur le plateau, il lui faut absolument rentrer le pion rouge si cela n'est pas déjà fait, dans le cas contraire l'équipe perd, en revanche si l'équipe adverse rentre ce pion, c'est alors elle qui perd.
Pénalités :
•   Si un joueur entre un pion de couleur adverse, le pion de l'adversaire est compté mais on remet un de nos pions au centre et on perd la manche. Si on n'a pas mis de pion de notre couleur et que l'on rentre celui d'un adversaire, le pion est validé et on perd la manche.
•   Si on rentre le palet, on perd un pion et la manche.
•   Si on rentre le palet et un pion, on perd deux pions et la manche.
•   Si un pion rentre et que le palet est joué en arrière le pion doit ressortir.

Etymologie : carom viendrait de carambole ou carambolage










lundi 23 novembre 2015

Réunion : Le défilé du Dipavali à Saint Pierre

Cette fête indienne est une véritable institution.

Tous les ans, on célèbre le Dipavali à la Réunion. C'est à Saint André que cette animation nocturne est la plus remarquable.

Or cette année, Saint Pierre n'avait pas à en pâlir : d'innombrables associations indiennes de toute l'île ( musiciens, danseuses et danseurs, marionnettistes, groupes culturels…)  s'étaient donné rendez-vous dimanche soir dans le Sud de l'île pour célébrer cette Fête de la Lumière.


tambours malbars : mixité et jeunesse
 Au coucher du soleil, la rue Hubert Delisle a accueilli un défilé impressionnant qui a duré longtemps, au grand dam de certains parents... qui devaient rentrer pour coucher les marmailles scolarisés. 

Le défilé était géant ! Aux communautés indiennes s'étaient joints des associations créoles, mahoraises… La ville voulait placer cette manifestation sous le signe de "l'amour, du partage et de l'harmonie" pari Réussi.






couple de danseurs de St Pierre
 

 Le cortège est remonté vers la Ravine blanche au milieu d'une haies de badauds conquis. Les organisateurs avaient pris soin d'alterner groupes de tambours malabars et danseurs dynamiques avec des formations plus calmes.
La lumière était présente sous toutes les formes possibles : bougies, torches, feu de bois, paillettes, tissus dorés, accessoires scintillants, ampoules colorées…



Ganesh
Ce défilé d'exception a été suivi d'un feu d'artifice qu'on entendait même dans les hauts du Tampon

dimanche 22 novembre 2015

Animations du Dipavali sur le front de mer

22 novembre 2015 sur le front de mer à St Pierre

Promenade dominicale aux Jardins de la Mer, cet espace situé après le poste des surveillants de baignade, entre l'océan et la rue  Hubert Delisle.
La rue aujourd'hui est pavoisée de drapeaux français et de drapeaux indiens.


Quelques ateliers consacrés à la culture indienne accueillent les visiteurs. Ainsi, nous avons vu une dame dessiner avec du henné , un stand ou les enfants coloriaient des mandalas. 



Au stand de dégustation, nous avons été séduits par les pâtisseries indiennes que nous avons évidemment goûtées et on nous a expliqué comment préparer des "bonbons semoule". 


Plus loin, bavardages avec un groupe de percussionnistes malbars "tambours sacrés réunion " qui défileront le soir au front de mer.

 Des touristes s'attroupaient autour d'un stand où étaient présentés les légumes typiques utilisés en cuisine indienne.  


Et pour finir, nous avons regardé des duos attablés devant des tables de jeux : on y jouait au karom, un jeu de billard indien. 


Comme il faisait très chaud, même à l'ombre des badamiers, nous avons encore piqué une tête dans le lagon...

vendredi 20 novembre 2015

Jace : une créativité débordante

La créativité de Jace déborde … elle se manifeste partout sur l'île : dans les arrêts de bus, sur les piliers de ponts, sur des murs, et même sur des bus. Tout le monde connaît ses gouzous, ces petits bonshommes stylisés bruns qui apparaissent dans des fresques colorées.
Jace, dessinateur talentueux, trouve toujours des idées qui correspondent à l'endroit. Ce matin en me promenant derrière le magasin Leclerc du Tampon, au milieu d'un parking j'ai été sidérée de voir des citernes illustrées par lui. J'aime !

On peut y voir le volcan qui "pète", des pailles en queue, un bébé gouzou accroché à la queue d'un caméléon qui passe sur une liane, un gouzou chevauchant un gros dodo blanc, un autre ressemblant à un diablotin et qui naît dans un chou de chocas, une famille de gouzous dans un hamac… Un monde où on a l'air d'être heureux et de s'aimer…de vivre en harmonie. C'est bien ça la Réunion !


jeudi 19 novembre 2015

Réunion : que faire en descendant de l'avion à St Denis ?

Chaleur tropicale oblige, on quitte son pull et ses grosses chaussettes et chaussures pour enfiler un t-shirt et mettre les savates "deux doigts".

Puis le rituel est souvent le même : on traverse Saint Denis, par le Barachois quand ça ne bouchonne pas trop, puis direction la route des Tamarins. Certains s’arrêtent au Barachois…



De toute façon, une halte s’impose dans un endroit sympa au bord de l’océan ; Marie Claire a choisi de quitter la quatre voies pour descendre à Saint Leu. Là, près des anciens fours à chaux, dans une rondavelle typique nous commandons un café (qu’on nous sert dans de petites tasses comme c’est la tradition) et six bouchons sauce siave. Nos sens olfactifs sont immédiatement sollicités : friture, air iodé de la mer, épices. Et là-dessus les sourires des clients et du serveur, le chant des oiseaux, le va-et-vient des géopélies, l’ombre des filaos… Au loin l'écume sur la barrière de corail, un bateau de plongeurs et le ciel bleu !


Nous aurions aussi pu commander la traditionnelle "dodo" pour accompagner nos amuse-bouches.
Nous remontons pour reprendre la route des Tamarins et arrivons dans les habituels « bouchons » de St Pierre, moins digestes que les précédents, mais ça fait partie du cadre, de la carte de visite !
Mon amie décide de s’arrêter à la poissonnerie de Terre Sainte pour acheter de l’espadon. On y voit une liste manuscrite de « poissons pêcher »  : thon germon, carangue , dorade, thon rouge…




Nous ferons un repas comme je les aime : poisson frais et légumes péi ! Puis après 11 heures de vol et une nuit très courte, il faut bien se résoudre vider la valise et à rejoindre les pénates.



mardi 17 novembre 2015

Des maisons dans les Roches à GRAUFTHAL

A l’issue d’un repas de famille partagé au restaurant du Vieux Moulin, nous avons pris la direction du centre de Graufthal, petit hameau dominé par des rochers de grès.





Bien que le musée ait été fermé, M. Burckhart nous a ouvert l’accès au site et nous a remis des documents pour la visite.

Dans les anfractuosités de ces roches vivaient autrefois des gens de condition très modeste. Trois maisons avec différentes pièces ont été réhabilitées et meublées, on y trouve aussi un surplomb servant de lieu de séchage du linge et du bois, une étable qui accueillait une vache mais surtout des chèvres.

cuisine et grenier avec bonbonne

Dans les différents lieux, aménagés en musée on retrouve des lits alsaciens, des chaises, poêles, mais également des accessoires  (outillages, pot de chambre, ustensiles de cuisine, vêtements d’époque…)







Le coût de cette visite est dérisoire : 2,50 euros ! Un arrêt s’impose ici en saison touristique, hors des périodes d’ouverture il est possible pour des groupes de contacter le musée …

chambre de Catherine Ottermann


outils du tailleur de pierres



Pour l’historique je vous conseille de vous reporter au site www.maisonsdesrochers-graufthal.fr
Je me suis permis de recopier ici un extrait de cette rubrique…


« En 1899, l’archéologue R. Forrer,  rejoint par Charles Spindler, entreprend de faire des fouilles sur le site des maisons des rochers. Sa conclusion est que ces grottes ont été aménagées au Moyen-Age en entrepôts ou greniers par la mise en place de poteaux de clôture dont il subsiste encore les trous dans la roche. Par la suite, vers le 17ème siècle, quelques unes de ces constructions en bois sont utilisées comme logements provisoires, puis transformées au 18ème siècle en maisons d’habitation en pierre. Un linteau de porte en grès était d’ailleurs daté de 1760. 
Ces maisons ont une composition identique : on trouve au rez-de-chaussée une cuisine jouxtant la pièce d’habitation dans laquelle dorment les parents, et une étable repérable au fait que les murs internes ne sont pas recouverts d’enduit. Au 1er étage, un espace dortoir est réservé aux enfants tandis que l’autre partie sert de fenil et grenier. 
A partir du début du 20ème siècle, cet habitat anachronique qui draine déjà les foules se dégrade peu à peu. La maison Wagner est désertée la première. Le 1er étage de la maison Weber s’effondre en 1931. Sa propriétaire, sous le choc, s’éteint peu après, âgée de 88 ans. Seules, les sœurs Ottermann continuent leur vie sous les rochers. Madeleine, l’aînée, décède en 1947 à 89 ans, et Catherine, la célèbre « Felsekaeth », sera pendant 11 ans la dernière troglodyte de Graufthal. Beaucoup de visiteurs se souviennent encore de cette dame qui aimait les accueillir chez elle. »

retrouvailles de la fratrie à Graufthal