vendredi 9 septembre 2016

Les grottes de Canalobres

Les grottes de Canalobres près d'Alicante

Arrière-pays d'Alicante
D'El CAMPELLO à BUSOT il faut compter une vingtaine de minutes en voiture. On traverse des paysages désertiques, couleur terre. Plantations d'oliviers ça et là et d'anciennes zones de cultures bordées de pierres. Des montagnes dominent la plaine. Des serres ont colonisé une belle partie de cette étendue. 




Dans la montée vers les grottes des Canalobres on peut admirer un vaste panorama. Au parking on domine l'arrière pays, et la vue sur le littoral et la mer valent le déplacement.  


Nous sommes deux familles de touristes et la visite ne commence que dans 45 minutes. Nous décidons. Visiter l'endroit sans guide. L'homme qui nous fait entrer dans cette cathédrale de stalagmites et stalactites nous raconte qu'entre
1936 et 1939  pendant la guerre civile les républicains y réparaient des moteurs d'  avions.
Il nous précise aussi qu'il faut cent ans pour obtenir un centimètre de concrétions rocheuses. 

Une musique éclectique très agréable est diffusée. Nous apprécions le silence et  l'ambiance de cet endroit vide de touristes...

Nous descendons d'abord les escaliers pour apprécier les formations variées rehaussées par des halos de couleurs. 
  
Puis nous remontons 107 marches pour voir l'entrée de la grotte. Incroyable : dire qu'ici on a acheminé du matériel de guerre...


jeudi 8 septembre 2016

Alicante et sa région : le caroubier

Hier soir en allant me promener dans une chemin encore sauvage d'El Campello ( où la pression foncière est énorme), j'ai découvert des arbres très  différents parmi lesquels un arbre à petites feuilles et à grosses gousses sombres.




On l'appelle "algarrobo.". Ses gousses brunes  " algarrobas" ont un goût sucré. On les suce à la manière des bâtons de réglisse. On utilise aussi le fruit pour aromatiser les glaces' Il s'agit du caroubier. Ses graines rouges  set aussi transformées en farine, en gomme... La caroube est également un additif alimentaire. L'industrie pharmaceutique en fait également un usage.


vendredi 26 août 2016

MONTDIDIER en Moselle : marches et restauration

Fête de la Rentrée à Montdidier

la marche familiale en 2015


L’Association des Amis du Hât-Bôs organise le dimanche 4 septembre une journée festive en plein air : marche, buvette, restauration et jeux.

Au programme, pour ceux qui le souhaitent, deux (voire trois marches)  au choix le matin.
A savoir : une marche de 13 km sur les sentiers vers Albestroff, Torcheville, Nébing. (départ 9h à Montdidier), une marche familiale de 3,7 km autour de la butte de Montdidier (départ à 10h30). Pour les marcheurs, il existera des possibilités d’abréger les parcours.
Dès 12 h un repas (jambon à l’os, salade de pommes de terre, crudités, fromage) est proposé au prix de 12 euros (qu’on soit marcheur ou non) Pour ceux qui ne souhaitent que marcher le tarif est de 2 euros.
Tarif réduit pour les membres (10 euros) et pour les enfants de moins de 12 ans (5 euros)
Des animations sont prévues dans l’après-midi.


S’inscrire avant le 31 août pour le repas au 03 87 01 22 28 (secrétaire) au 06 73 68 10 81 (président) ou sur le site « associationamisduhatbos@gmail.com »

mardi 23 août 2016

FÉNÉTRANGE : la Maison du Patrimoine

Dommage qu’elle ne soit ouverte qu’en période estivale… C’est une bâtisse située dans la cité médiévale, près de la collégiale St Rémy, sur la place Dassault.


Tous les dimanche de 15h à 17 heures, des bénévoles de l’association  vous accueillent pour vous guider dans un musée très riche racontant le passé médiéval de la ville et la vie quotidienne des habitants de la région. Prix d’entrée dérisoire (2 euros pour les adultes, gratuit pour les enfants)Plusieurs petites salles, vraiment petites, au rez de chaussée et à l’étage recellent de trésors. Et vous aurez la chance de faire la visite avec les explications de M. Fischer ou de son épouse.Le week-end du patrimoine cette Maison sera également ouverte. Elle vaut vraiment le détour.Impossible de tout raconter ici, je vous emmène au rez-de-chaussée dans la cuisine, puis dans la pièce à vivre et fera l'impasse de la pièce dédiée aux toitures. L’étage consacrée à l’histoire fera l’objet d’un autre article.Dans la cuisine, sur le poêle en fonte, un objet intrigue, c’est une poêle avec une manivelle : c’est une poêle à torréfier le café. 

Là, se trouvent aussi des moules à gâteaux et à petits fours ressemblant à ceux qu’on voit communément en Alsace.





 On apprend qu’on faisait du beurre à Fénétrange et que les mottes étaient trempées dans l’eau de la rivière qui avait toujours la température idéale de 15° pour ce faire…


Une étagère de halettes, ces coiffes aux multiples fonctions (on ne mettait pas la même coiffe le dimanche ou la semaine, si on était célibataire, mariée ou veuve…) et une vitrine de ciseaux livrent aussi leurs secrets. 




Un mannequin en costume traditionnel  berce un bébé dont le berceau est également inédit. La dame fait de la dentelle. 




Dans un coin, on remarque des herbes sèches et des fibres : là, on se familiarise avec la transformation du lin.




Nous étions une douzaine de visiteurs de tous âges, et tous étaient ravis d’avoir fait un détour par la Maison du Patrimoine : M. Fischer est un guide passionné et passionnant. Merci à lui !

Chant du veilleur de nuit de FENETRANGE

Pendant sa ronde le veilleur de nuit de Fénétrange s'arrête à six reprises et entonne un chant destiné à rassurer la population







"Bonnes gens, bonnes gens, il fait nuit, hâtez vous
Que Dieu vous garde longtemps
Rentrez vite chez vous"

"Gude Lid, gude Lid, es isch nocht
Dummle eich
Got beschitzt esch noch a langi sitt,
gehn schnell in ehier Hem"

"Bonsoir bonne nuit, dormez bien, je veille sur vous !"




lundi 22 août 2016

FENETRANGE : La Ronde du Veilleur de Nuit

Je suis retournée à Fénétrange le soir-même pour participer à une manifestation inédite : la ronde du veilleur de nuit.


Tous les vendredi, samedi et dimanche en juillet et août à 22 heures, les intéressés se retrouvent dans la cour du château. La prestation est gratuite. Il ne reste qu’un week-end !



Mais on peut aussi réserver à d’autres dates pour un groupe d’au moins dix personnes (payant).

Le veilleur revêt sa robe noire, son tricorne, prend sa hallebarde, sa lanterne et sa corne. Il fait un parcours pédagogique, s’arrêtant devant des bâtisses dont il commente l’histoire, la fonction…
Le veilleur de nuit  autrefois avait la charge d’éteindre toutes les lumières dans le rues pour signaler le couvre-feu, et aussi éviter les incendies, c’était un moyen de dire aux habitants qu’il fallait éteindre leurs bougies. Le veilleur de nuit  a disparu depuis 1830, mais la tradition est sauvegardée pour des motifs touristiques.

 

 Et à cinq ou six reprises, notre guide corne et entonne à tue-tête un chant, toujours le même dont les premières paroles sont en français et les suivantes en dialecte local.

A la fin du circuit tous les participants chantent avec lui mais ont plus de mal pour la partie dialectale.

Ce circuit est relaté dans une petite brochure  à 3 euros vendue dans la Maison du Patrimoine, livret qui à mon modeste avis mérite quelques retouches…

La nuit, les rues de Fénétrange sont désertes, l’éclairage  est discret. Parfois il faut diriger un faisceau lumineux vers les détails de l’architecture.

Certains enfants se disaient frustrés de ne pas pouvoir entrer dans les bâtiments (château, collégiale étaient fermés à cette heure), et d’autres pensaient voir le veilleur éteindre les réverbères (or l’éclairage est électrique, difficile donc pour notre homme d’éteindre chaque ampoule…) L’idée est bonne, pourquoi ne pas jouer vraiment le jeu, au moins pour un réverbère !
Notre homme, confiait de temps à autre une mission d’importance à quelques enfants, à savoir tenir la lanterne, tâche dont ils s’acquittaient fort bien.




Pendant plus d'une heure, notre guide nous fait  découvrir les bâtiments du château, sa Porte, la Maison des Fers, la Place Dassault, la Collégiale et ses abords, les maisons des Rhingraves, la Porte d’Allemagne, la rue de la Cave, l’hospice, la synagogue (rachetée par une Allemande passionnée d’Histoire) la maison Limbourg, l’ancienne auberge « au mouton d’or », les écuries (bâtiment racheté par la ville), la Porte de France, les remparts…


Dans la salle d'accueil, tous ses accompagnateurs d'une soirée, sont invités à signer le Livre D'OR. Sur les murs de cette pièce quelques documents rappellent l'histoire du Veilleur de Nuit. Le nôtre envisage de faire partie de la Confrérie des Veilleurs.

dimanche 21 août 2016

FENETRANGE : le château

Avec  mon amie Véro, je me suis arrêtée dans le village médiéval de Fénétrange dont je n’avais jamais visité le château. L’édifice est rarement ouvert, mais comme nous étions dimanche et que c’était la saison estivale, nous en avons profité.

Quelques portes étaient ouvertes : l’une pour accéder au puits. Ce dernier construit au XVIIIe siècle à l’emplacement de la tour escalier du château de Croy  approvisionnait la cuisine en eau. D’une profondeur remarquable, il aurait été partiellement comblé pour des raisons de sécurité.



Une autre porte donne accès à la cuisine du seigneur. On peut y voir une superbe cheminée et un four d’époque. Un bel endroit pour expliquer aux enfants comment le loup est tombé dans le chaudron ou comment le Père Noël descend dans l’âtre.



Une autre architecture attire le regard : un escalier à vis classé monument historique en 1982. L’accès à l’étage est condamné pour des raisons de sécurité.


On peut aussi entrer dans la chapelle castrale. Elle a été  construite à la fin du XVIe siècle par Diane de Dommartin. De style gothique, cette chapelle possède un pilier central sur lequel reposent deux voûtes. Sur les clefs de voûte ont représentées les armes de Diane (losange) et de Charles Philippe de Croy, son deuxième époux. Le bâtiment restauré en 1985 est éclairé par trois fenêtres à doubles baies en plein cintre.



De la porte arrière de la chapelle on accède à une terrasse, c’est là que se réunissaient les fidèles lorsque le petit sanctuaire était plein. Belle vue sur la rivière et  le moulin seigneurial. Les façades ont été restaurées pour leur donner l’aspect de murs du XVIe.




Nous sommes entrées dans le bureau qui faisait office de  syndicat d’initiative. Avons été très bien accueillies et renseignées par une charmante hôtesse.
Toute cette visite était … gratuite. 

On nous a proposé de monter à l’étage pour admirer la superbe charpente. Tout simplement superbe !




Ensuite la jeune fille nous a conseillé de faire un tour à la Maison du Patrimoine située près de l’église. Nous ne nous sommes pas fait prier… ( à suivre)