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samedi 30 octobre 2021

Guanajuato : les miniatures du Museo del Pueblo

Dans ce musée dédié aux arts populaires se tiennent actuellement deux expositions qui valent le coup de s’y rendre : une exposition sur l’art de la miniature  - devenue expo permanente - et une exposition sur le « sarape ».

 

Plus de mille miniatures de collection ont été offertes au musée par Maria Teresa Pomar, une enseignante née en 1919. Chaque objet représente une tradition culturelle, un élément du quotidien, de l’imaginaire collectif, ou encore un moment historique comme la bataille de Puebla…

 Ils sont en bois, en feuille de maïs, terre cuite, tissu, palmier, fil de fer, plomb… Leur confection nécessite une minutie exceptionnelle et l’emploi de loupes…







samedi 16 janvier 2021

Une tradition : Quince años"

Près de notre maison de vacances à Caleta de Campos, on fêtait un « quince años » un événement marquant dans les pays d’Amérique latine. 

La fille de 15 ans (« quince años » en espagnol) a droit à une fête mémorable, avec bouquets de fleurs, orchestre tonitruant, cavaliers, c’est la reine de la soirée. Un peu plus tôt nous l’avions vue à l’église pour faire bénir cette journée. Fastueux, un monde fou est convié, tout le monde est sur son 31. Nous subirons la musique jusqu’à 4 h du matin.



Lili, originaire de Guadalajara me racontait dernièrement qu’elle ne tenait pas à fêter cet événement car il est très coûteux, mais que c’était son père qui insistait. Pour un papa c’est une fierté de montrer au monde que sa fille entre dans l’âge adulte et qu’elle est mariable.



Je me souviens aussi d’une fille qui à Cuba ,à Trinidad, était fière de me montrer un album photo où elle exhibait des tenues invraisemblables. Je pensais d’abord à un catalogue de mode, mais non ! C’était elle en tenue de star : les vêtements font partie de la fête même s’il se faut priver pour pouvoir les acheter et les emprunter.




La semaine dernière, une «  quince años » précédée de caméras déambulait dans la rue près du théâtre Juárez à GUANAJUATO avec sa robe rouge vif et ses chaussures à talons.

Il n’est pas inhabituel d’assister à ce genre de défilé et parfois on hésite : mariage ou quinze años ?

vendredi 15 janvier 2021

Une tradition du Mexique : « La Danza del Torito »

 mercredi 13 janvier  . Nous mangeons à midi à GUANAJUATO au Habitbi un petit resto libanais de 4 tables : au menu falafel, oumous, taboulé...senteurs qui rappellent le Maroc... quand un bruit très fort et un attroupement piquent ma curiosité. Je quitte la table un petit moment.

Quel tapage ! C’est un diable rouge qui fait claquer son fouet dans la rue pendant qu’un squelette coiffé d’un sombrero évolue autour de lui en criant et que la mort et une ivrogne vont collecter les pesos des spectateurs. Un tambour accompagne les personnages. C’est un spectacle  réduit : normalement il est plus étoffé et on devrait voir danser les protagoniste alors qu’ici ils ne font que passer...Caro me dit qu’il s’agit de la « danse du taurillon».



On appelle ce spectacle “Danza del tirito ». C’est une tradition de Silao et Rosita : une danse qui réunit un taureau, un cavalier, une ivrogne, un bossu, un vieil ermite,  le diable et la mort...La danse s’exécute accompagnée par une flûte et un tambour. 

Une légende dit qu’un taureau était possédé par le diable. C’est un ranchero qui a su le maîtriser... 


pour en savoir plus,si vous comprenez l’espagnol un lien :

http://institutoculturaldeleon.org.mx/icl/story/1911/La-leyenda-de-la-Danza-del-Torito#.YAJZvxBEWhA






Une tradition mexicaine : le combat de coqs

Juan revient au chantier. Comme nous lui demandons comment s’est passé son dimanche, il nous raconte qu’il est satisfait de sa journée passée à faire ou voir combattre des coqs. Nous parlons longuement de cette tradition.

Les coqs mexicains ont bonne réputation dans le monde. Mais il me dit que les Mexicains achètent les leurs aux USA...

Il me montre son étui à  lames et nous explique comment on fixe ces dernières aux pattes des volatiles. Je filme la patte coupée et la manipulation. C’est tout un art ! Il faut ficeler la lame d’une  manière compliquée. En temps normal, ils sont à deux pour accomplir cette tâche, l’un tient l’animal, quand l’autre accroche cet éperon.









Si l’éperon tombe, le concurrent a un temps compté pour le rattacher. Et quand le coq n’est pas encore prêt, on lui met une protection de lame qui doit 

Certainement être coûteuse.


Juan a enregistré dimanche 4 rounds et nous  montre sur son smartphone : il a gagné 3 parties sur 4 : ces affrontements peuvent durer 10  secondes, comme 10 minutes ou bien plus. Le combat s’arrête à la mort d’un combattant, mais on ne le met pas dans la casserole à cause de leur régime - anabolisants et autres produits qui rendent combatifs.

Son père élève ces coqs et la famille se passionne pour les compétitions qui ont lieu de façon légale. Dimanche prochain,  il me propose d’aller à Dolorès Hidalgo pour assister à cette manifestation. Puis il précise que fin du mois des combats ont lieu à GUANAJUATO.  Il existe aussi des arènes ou « ronds » comme on les appelle à la Réunion, qui sont non déclarés.

Les gains sont fonction du nombre de spectateurs qui sont rares actuellement à cause du Covid. J’ignore si ça me tenterait d’y assister, les vidéos sont très parlantes   Mais du film à la réalité il doit y avoir un fossé...