dimanche 23 avril 2017

2017/04/23 de Mexico à Guanajuato

23 avril 2017

De l'hôtel au terminal 2

Après une nuit épisodique passée à l'hôtel Duque, je m'apprête à rejoindre le terminal T2 en taxi, mais la dame de la réception cachée derrière sa grille me dit avec le sourire qu'elle ne réserve pas de taxis, que je dois sortir à droite et trouver moi même un véhicule.
Je pensais qu'elle l'avait réservé pou 4 h30, que non ! Problème de communication. Quand on maîtrise pas l'espagnol, c'est toute une affaire, et la dans ce quartier les personnels ne parlaient pas anglais non plus.
.Il y en a deux garés dans la rue mais pas de chauffeur... je poursuis jusqu'à l'avenue, en vain. Je retourne et entre à tout hasard dans l'hôtel Puento où j'explique mon cas à la réceptionniste laquelle me fait venir un taxi blanc et Rose. Celui-ci me réclame aussi 120 pesos, soit 6 euros, comme le taxi officiel de la veille.
La course n'a duré qu'une dizaine de minutes ou un petit quart d'heure. Incroyable : l'aéroport est au cœur de la Ville avec tous les problèmes que ça peut engendrer, de pollution aérienne et terrestre : la circulation automobile ici est souvent dense. Hier soir un voile couvrait la Ville. Et à l'hôtel il faisait chaud, il fallait dormir la fenêtre ouverte malgré le bruit du ballet incessant des avions.

Heureusement que je me suis levée tôt. Pas de bouchons ce matin, contrairement à hier soir où des files de voitures conduisaient pare choc contre pare choc.   Le long de la route des stands de victuailles sont déjà bien éclairés. J'arrive à l'aéroport et vois qu'à 4 h45 les guichets d'Aeromexico sont déjà pris d'assaut. Ouf, ma valise est dans la soute... il me faut maintenant passer le contrôle du bagage à main, pas de souci ce matin.

Le vol qui m'emmène à Leon est agréable. Le zinc est à moitié rempli, nous quittons la capitale au lever du soleil. On nous sert un petit déjeuner, café au lait, du lait sans restriction, et une barre de céréales  très bonne, de quoi me caler.






L'aéroport de Leon, me fait penser à celui de Pierrefonds, par sa taille et la vitesse de distribution des bagages. Ca reste cool, pas besoin de s'énerver.
Au guichet des taxis, je prends le billet pour la course jusqu'à GUANAJUATO.  En 35 minutes nous y sommes. Le chauffeur de taxi, très aimable, bavarde avec moi tit le long du trajet en espagnol et me corrige quand je le lui demande. Nous parlons de la France, de nos familles... peu de circulation sur cette route droite qui mène dans un lieu exceptionnel.
Je lui demande de me déposer à la Place Baratillo. Elle est déjà animée, mais l'atmosphère est sereine. là, j'attends Caroline.
(À suivre)

2017/04/22 Mexico, l'aéroport.

L'aéroport de Mexico

Descendu de l'avion, il faut passer dans un couloir unique très long où s'engouffrent tous les passagers pour atteindre la salle des bagages. Puis on fait la queue à la douane.
Appuyez sur le bouton, la lumière devient rouge : on fouille vos bagages. Elle est verte, vous passez...lumière verte, soulagement.
Je change mon argent dans un des très nombreux bureaux de change, je ne compare pas les taux, trop pressée. 5700 pesos pour 300 euros. Pas avantageux, je suppose.Je cherche la direction de l'aerotren qui doit m'emmener au terminal 2. Tout va bien jusque là. Dans ce train, je bavarde avec une mexicaine, qui me confirme l'heure du pays, il est environ 19h 36. J'ai de la marge mais me dépêche.
Je dois rebrousser chemin pour faire imprimer ma carte d'embarquement, car la tablette n'affiche pas le logo de la réservation. On m imprime le billet aux guichets d'Aeromexico et on me prévient que je n'ai que 10 minutes pour rejoindre la porte 75a. On me conseille de courir. On ne pouvait plus charger mon bagage : or comme le délai est court, l'hôtesse me dit de ne "pas passer par le contrôle des bagages". Les agents de sécurité ne veulent rien savoir. Et me voilà à passer les deux bagages aux rayons. Je passe.
Voilà que je ne trouve pas la porte 75, désorientée je dois prendre la mauvaise direction et on me fait repasser un contrôle au même endroit et cette fois les douaniers me subtilisent  les flacons de shampooing et de soin emportés à Caro. Forcément, c'est un bagage qui n'était pas prévu en cabine. Ils font du zèle et repassent mon bagage à main. Résultat des courses, ou de la course, mon avion est parti. Je retourne au guichet d'Aeromexico, et une jeune fille me émaner les raisons de mon ratage. Elle m'établit une nouvelle carte pour le lendemain 6h40 et explique que je dois être la vers 5 h pour enregistrer le bagage.Il faut que je trouve un moyen de prévenir Caro. Un Mexicain me prête son mobile.
Dois je passer la nuit ici ou à l'hôtel ? Je prends le parti de dormir hors de l'aéroport et prends un taxi. Il me faut descendre au premier niveau. Comme je souhaite trouver un hotel pas loin et peu cher, la fille du guichet me conseille l'hôtel Duque. Je paye 120 pesos pour le taxi, un taxi officiel de transfert, jaune et blanc. L'Hotel Duque, sans charme, bruyant, - des passages d'avion en continu, une femme de ménage qui fait les couloirs vers 2 h du matin, mauvaise insonorisation, chambre avec télé qui sent la cigarette, mais la douche est bonne et le lit confortable. 640 pesos, environ 35 euros. Je réserve un taxi pour le lendemain 4 h30. J'espère qu'il sera au rendez-vous.

Quelles expériences tirer de ces déconvenues ?

Ne jamais arriver sans avoir imprimé les cartes d'embarquement, ne pas se fier aux tablettes.
Prévoir un temps plus long pour les escales.
Ne compter que sur soi même, j'aurais dû refuser de passer ma valise aux détecteurs et revenir sur mes pas pour prendre un autre vol plus tard.
Etre plus performant en espagnol pour parler aux agents peu conciliants qui ne comprennent souvent que leur langue.

mercredi 19 avril 2017

Un pigeon au plumage inédit.


Derrière les stands du marché de San Juan, un pigeon aux ailes jaune vif, noir, blanc,  gris  et rose fuchsia picorait des restes de pain sous les arbres. Je pensais avoir photographié une nouvelle espèce de volatile.
Et Paola m.explique qu'il s'agit là d'un pigeon "peint" par son propriétaire. Plusieurs colombophiles concourent et préparent un mâle, ils leur font une beauté. Il existe même des clubs spécialisés dans la "mise en peinture des pigeons"
Dans la région  "communauté du Valenciennes" a lieu un jeu avec des pigeons qu'on suit dans leurs pérégrinations' Une femelle est lâchée dans la nature et c'est au mâle qui passe le plus de temps avec elle que revient la victoire.


mardi 18 avril 2017

La horchateria artensana

C'est un local où se boit la "horchata"... pas très explicite, me direz-vous.



Voilà ce que je peux vous dire à ce sujet, après avoir eu les infos et bu un verre que m'a payé Guillaume au marché de San Juan. Il paraît qu'on trouve l'équivalent au Mexique.

C'est une boisson de la région de Valencia, obtenue par écrasement  d'un bulbe de plante. Le breuvage est blanc, sucre, et se boit glacé.
C'est une plante verte qui pousse par là qu'on utilise. Les petits tubercules poussant dans le sol sont prélevés et on les presse pour obtenir le jus.
Le plus souvent on accompagne cette boisson désaltérante - qui a un peu le goût de betterave- de gâteaux en forme de bâtonnets.
Cette fois-ci ce sont des beignets de potiron "buñuelos de calabaca"" qui accompagnaient le breuvage.

Paola au marché de San Juan

Écriture sur des grains de riz.


Paola crée des pendentifs originaux en écrivant sur des grains de riz. C'est tout un art ! Une bonne vue, de la minutie et une dose incontestable de créativité sont les atouts de cet artisanat.

Dans des récipients de verre fin aux formes originales (dauphins, diamants, tortues, lampes, ampoules, cœurs...) elle introduit un seul grain de riz sur lequel elle a dessiné les lettres d'un prénom ou d'un message personnalisé, puis elle ajoute selon le désir du client des perles colorées ou des motifs floraux, puis avec une seringue, elle introduit un liquide qui conserve. L'objet est fermé puis attaché à une cordelette de couleur.

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lundi 17 avril 2017

Au marché médiéval de San Juan




Le lundi de Pâques, à San Juan, près d'Alicante,  avait lieu un marché médiéval : il avait démarré le jeudi Saint.
J'y déambule et bavarde avec les commerçants qui tenaient des stands. Ils devaient être présents de 11 h à 14 heures puis de 16h à 22 heures. La foule afflue surtout le soir.


Les stands d'artisanat (bijoux, marionnettes, sacs de tissus, macramé...) alternent avec les étals de produits locaux (fromages, jambons et saucisses, beignets de potirons, horchata, pain...)

Fromages de brebis, de chèvre...


 Pain

miel biologique



Produits frits





Couenne grillée.
Aubergines vinaigrées.
La proximité avec la culture arabe se fait parfois sentir : épices, tatoueurs d'henné, bijoux fantaisie ciselés


Une tradition encore vivante à Munster : les crécelleurs !

Les cloches de nos églises se taisent les jours précédant Pâques et ce sont les enfants des villages, en général les enfants de choeur  qui remplissent leur office à cette période là. Ils sillonnent les rues des bourgs des le lever du soleil et font retentir leurs crécelles à l'angelus du matin, à midi et le soir. Puis le samedi Saint, ils vont à la rencontre des villageois avec leur petite charrette décorée où ils déposent les dons des gens, tels que des œufs frais, des chocolats, des pièces de monnaie...
C'est en passant à Munster - en Moselle- que j'ai immortalisé, ce week-end, ce grand moment en voie de disparition...
Et le dimanche de Pâques les crécelles se taisent, car les cloches carillonnent de nouveau.