mardi 3 décembre 2019

Premiers pas dans Joburg

L
Arrivée à Maboneng, un quartier de Joburg.

Le véhicule très confortable - un taxi Uber- qui nous conduit à Johannesburg (Jobeurg) - comme on dit ici - est conduit par un rasta bien habillé. Ce dernier entame pendant la dem-heure de trajet une conversation en anglais avec mon jeune camarade allemand. Nous sommes prévenus, on ne circule pas l’esprit libre malgré la fin de l’apartheid...
Rien de très rassurant dans tout ce qu’il nous dit : il faut éviter certains quartiers et même le centre ville quand on est un blanc seul... la pauvreté pousse à la délinquance, on peut être pris à parti et un portable disparaît très vite... mon logeur déjà dans son courrier m’ avait touché un mot sur le 
vol des portables. Notre chauffeur nous raconte aussi qu’il 
*existe toujours des écoles pour Blancs et des écoles pour 
Noirs... Quand il me dépose à Maboneng dans la Fox Street, il dit que c’est un bon choix. Le quartier est sûr.

Je récupère la clef de mon appartement dans la loge d’une concierge, monte au 5e étage, m’installe dans mon super studio et branche la wifi, prends une douche puis descends faire connaissance avec le quartier. 

Je suis séduite, je pensais que les touristes gâcheraient 
l’authenticité des lieux, mais non, de nombreux autochtones se promènent là, font du business. 


La rue est bordée de restaurants, tous joliment graffés...les murs extérieurs aussi sont couverts de dessins. 


J’entre dans une petite épicerie et achète 3 bananes et une bouteille d’eau. Le tout pour moins d’un euro. Puis je bavarde dans la rue avec un vendeur de mangues. Le fruit vaut 10 rands, à savoir moins 70 centimes, il vient du Limpopo, une province du nord,





Non loin de là je vois des groupes de gens, tous noirs, qui font de la popote, d.autres qui bavardent. Mais j’ai peur de les gêner si je les prends en photo et dieu sait que j’en meurs d’envie. Là, ils sont bien gravés dans ma mémoire, inutile de tout immortaliser.

Plus loin je m’arrête auprès d’un jeune agent de sécurité qui a charge de protéger les touristes d’éventuelles agressions. A chaque intersection, on voit ces hommes qu’on aborde très facilement.

Sur une terrasse qui fait face à mon appartement, je commande une bière légère et on me sert une Castel Light. 
Je reste assise là un bon moment à regarder les 
mouvements dans la rue, les gens qui portent de lourds charges, les touristes qui posent. Il fait bon. 



Je suis dans un quartier rénové où les artistes exposent, créent... Je bavarde avec José qui me chante un maloya que lui aurait fredonné et appris un Réunionnais.


Une ruelle m’attire, je la traverse : des silhouettes humaines prises au piège dans des filets occupent les lieux. Rappel de cette liberté si dure à conquérir...



Je me rends dans la boutique pour routards que m’a recommandée Nathaniel : là, je m’inscris  pour une demi-journée de visite à Soweto. 

Comme il y a 2 h décalage de deux heures avec la Réunion, la journée aura été plus longue... je regagne mes pénates.

De Saint Denis à Johannesburg


J’ai réservé un Vol Air Austral F-ONBG vers l’Afrique du Sud. C’est le grand jour !
Départ de l’aéroport Roland Garros à 10h40 de la Réunion pour un vol de 4heures et trente minutes. Comme mon siège est situé sur l’aile, et que l’avion est loin d’être plein, je regagne un autre siège toujours au hublot.

Le haut-parleur diffuse la chanson « Oussanoussava » puis « L’amour lé doux. »
Nous survolons Sainte Marie, Bras Panon, et très vite nous virons vers la route en corniche côté Ouest. Nous dominons la nouvelle Route du Littoral et l’amorce de la digue. Puis sommes au dessus de l’océan indien. Rien que du bleu.

Passage avec serviette rafraîchissante, pochette surprise Air Austral.
On nous sert un plateau repas et sitôt le dejeuner vers 11h50, nous sommes en vue des côtes malgaches. La vaste île surprend vue du ciel : des tableaux colorés, paysages ocres, rouges, des mosaïques ou des patchworks de terre sillonnés de pistes de sable, de lits de rivières... 








après 25 minutes de survol voilà un delta ensablé qui se jette dans l’océan bleu, côté Ouest.




Cela fait trois heures que nous sommes partis et nous voilà en vue des côtes de l’Afrique : de superbes plages de sable longent le littoral.




Une grande ville borde l’océan indien, peut être Maputo... Quel contraste avec Madagascar ! De grands axes routiers relient les villes, parcelles cultivées, nombreuses zones habitées... Dans quarante minutes nous serons à destination. Les cultures en cercle intriguent : culture tournante ?
Passons à très basse altitude au dessus des quartiers habités... peu de mouvement à l’aéroport, sommes les seuls à atterrir. Il fait chaud, même très chaud, les bus nous emmènent dans un hall quasi désert.
Je change de l’argent : 1 euro vaut 15 rands environ. Galère pour se connecter en wifi. Heureusement qu’un jeune Allemand se propose de contacter les taxis uber et lui indique notre position. Au stand des taxis officiels, on nous met en garde contre les escrocs. Et qd nous lui annonçons le prix demandé par la concurrence (330 rands) il se propose de s’aligner. Mais Oliver a déjà payé la commande.

samedi 3 août 2019

Rando-plaisir sur l'ancienne voie ferrée de Réning -Insming

Aller-retour : environ 5 km



Bravo à la commune de Réning qui a acquis cette voie  lors du démantèlement du réseau. On ne peut pas en dire autant des municipalités voisines qui à cette époque ont bradé ce tracé à des agriculteurs.
Le petit village de Léning entretient régulièrement et superbement ces quelque 3 km de chemin ombragé bordé de haies très denses. Un abri de choix pour les brocarts, les oiseaux, les papillons…


Cette voie est empruntée par des marcheurs  mais aussi des coureurs, comme les joggers du Run du Hât-Bôs ; de jeunes vacanciers et leurs grands parents à VTT y font aussi la navette. La flore y est riche : là poussent encore le sainfoin, l’achillée mille-feuilles, le lotier corniculé, le millepertuis, la vigne… 

des saules immenses, des chênes,  des prunelliers, pommiers sauvages, viorne, sureau …  


Même un cormier a été offert à la commune par le Parc Naturel Régional de Lorraine pour agrémenter ce chemin.


Il serait intéressant de refaire ce chemin avec un botaniste, et pourquoi pas de proposer une animation-découverte de la Nature.

Malgré nous, nous avons délogé deux cervidés, un rapace, des pigeons et passereaux… 


La diversité et le nombre de papillons rencontrés  attestent la bonne santé de ce biotope.

Loin du bruit, au milieu de chants d’oiseaux, cette promenade est des plus agréables.

Nous en profitons pour pousser jusqu'à l'ancienne gare, ce fleuron qui a contribué autrefois au développement de la commune par sa situation stratégique pour les passagers et les marchandises. Quelle pitié de voir ce joyau dépérir alors qu'il aurait pu être sauvé...


Retour par le même chemin.

mercredi 10 juillet 2019

Quand les églises redeviennent des lieux de rencontre

En juin, j’étais  à BOCHUM, en Allemagne, pour rendre visite à des amis. Ces derniers m’ont invitée à les accompagner à un concert symphonique le soir-même de mon arrivée.
Là, j’ai fait une découverte singulière : une antichambre du concert, pour le moins inhabituelle.



En effet, ce concert avait lieu dans une superbe salle : Le « Anneliese Bros Musikforum Ruhr » et chose surprenante et admirable… l’entrée dans cette salle se faisait par une église : la Sankt Marien Kirche.


Dans ce sanctuaire superbement restauré, nous avons pris un verre au bar… eh oui.. un bar dans une église et tout semble naturel. 


Personne ne s’en offusque. Même mes connaissances, qui pratiquent leur religion, voient cette ouverture du bâtiment au public, d’un très bon œil. Rachetée par la municipalité, elle fait désormais partie de l’Ecole de Musique et de l’Auditorium.
Mais ne nous méprenons pas : la discrétion ici est de mise et l’ambiance est conviviale.



Dire que dans certaines contrées, on préfère laisser mourir le patrimoine abandonné, faute de paroissiens et de curés. Pourquoi ne pas prendre exemple sur nos voisins allemands pour redonner vie à ces lieux de rencontre ?


Et juste à côté : la belle salle où se produit le Bochum Symphoniker...


lundi 8 juillet 2019

S.N.C.F ou Sommes Nous Devenus Fous ?


Gare de Strasbourg, un dimanche soir, plus précisément le 30 juin 2019, canicule et retard de train : un TER qui part de Strasbourg pour Nancy, avec des passagers également en transit pour Metz.

Un gamin de 3 ans fait du vélo sur le quai et manque  à plusieurs reprises de tomber sur les rails, personne n'est là pour mettre fin à la situation, puis la mère joue à passer le gamin du quai au wagon dans les bras du grand-père alors que le signal de fermeture est actionné, personne pour arrêter ce manège.  
Le train  a déjà 45 min de retard et beaucoup rateront leur correspondance pour Metz : un seul contrôleur dans le TER pour tout régler avec les passagers.

Heureusement que je descendais à Sarrebourg et que ma voiture y était, sinon j'étais quitte de descendre à Nancy, reprendre un bus pour Metz et là... pour rentrer chez moi vers Bénestroff ou Morhange, j'aurais été dans la panade (60 km me séparent de mon domicile)...

Notre train n'était pas le seul à être retardé : à  Sarrebourg, j'entends que le TGV venant de Paris a 1 h de retard... Pb d'aiguillage, de pannes diverses, manque de personnel, détresse des voyageurs. Heureusement que je ne revenais pas de Mulhouse -Strasbourg avec mes petits-enfants... Pour les familles ce doit être un vrai casse-tête et un goût de "n'y reviens pas". Et on s'étonne que les transports en commun soient boudés… alors que c’est une solution idéale pour contribuer à la protection de l’environnement. Ah ! les beaux discours de nos dirigeants …

                          
Le 27 juin,  j'accompagne des personnes âgées à Lorraine TGV, pas la porte d’à côté (on met déjà une heure pour relier cette gare depuis mon domicile) : mes invités en partance pour la Réunion ont de lourdes valises, et je souhaite les accompagner : on m'interdit la descente en leur compagnie bien que j'en fasse la demande poliment, et cerise sur le gâteau, l'ascenseur est en panne ! les amis réunionnais sont obligés de traîner leurs bagages. Je demande à l'employée zélée (la consigne, c'est la consigne !) de pouvoir jeter un oeil sur le tableau des placements dans les voitures, à "dix mètres" d'elle, pour pouvoir renseigner mes invités déjà assez pénalisés ainsi. Fermement, elle m'interdit de faire ces dix pas, bien que je lui promette un aller-retour rapide. Bravo pour cette déshumanisation du service public et aussi pour les manquements manifestes à la sécurité. Pas de contrôleur dans le TGV qui compte de nombreuses voitures explique la jeune fille, donc on contrôle avant et personne ne peut plus faire ses adieux sur le quai. Bientôt on nous demandera de certifier qu'on n'est pas des robots pour avoir le droit de se plaindre...

je pourrais écrire un livre sur mes désillusions sur la SNCF, un service qui n’a plus rien de public et qui est déshumanisé : les griefs sont nombreux mais là je me limite à deux faits seulement.

dimanche 10 mars 2019

1er Championnats de Marche Nordique à La Réunion

Grâce à Valérie, animatrice de la section "Marche Nordique" du Cospi à Petite Ile, j'ai pu participer à cette manifestation. Pendant que j'avais droit à une initiation à ce sport, Monique, ma frangine, affiliée au Club de Talant, venue me rendre visite sur l'île, a parcouru les 10 km sur un parcours très agréable à la Plaine d'Affouches. Un beau moment !
Départ de la course vers 9 heures ce matin !




Un reportage à voir et à revoir

Aujourd'hui j'innove en ne rédigeant pas d'article,mais en partageant ce lien, que je juge nécessaire.

https://youtu.be/kZYMSuPE-Jg

Si le temps est gris, gris comme certains pays sur notre planète, faites un tour du côté de ce reportage pour voir ce qui se passe dans les pays d'Amérique Latine où les gouvernants ne sont pas toujours ceux qu'on attendrait !
Même en Europe, on commence à sentir le roussi... avec ces extrémismes qui ne règlent rien, et ce consumérisme qui va grandissant,  et dans tout ça les hommes providentiels n'ont toujours pas émergé ...

J' ai beaucoup appris et savouré ... sans être rationnée... Le monde est-il en train de perdre la tête ?

Amicalement
Jacqueline