vendredi 6 octobre 2023

Angojazz : les musiciens déjà en scène !



 

Hier soir après leur répétition, les musiciens du festival se sont retrouvés dans un restaurant de la baie pour partager un bon moment de convivialité. Etaient présents  également les partenaires et financeurs de cette manifestation dont le Ministère de la Culture, l’Alliance Française, l’Ambassade de France, L’Institut Guimaraes Rosa, le centre culturel du Brésil…


Après le repas, les musiciens venus de France et du Brésil et leurs homologues angolais ont joué dans un rythme effréné pendant plusieurs heures sur la scène prévue à cet effet. Saxophones, contrebasse, piano, percussions, guitare basse, accordéon ont joué en symbiose devant un public conquis.

 

Parmi les invités internationaux, trois Français : Clement Daldosso à la contrebasse, Balthazar Naturel au saxophone, Stéphane Sadsuar aux percussions et deux Brésiliens : Lima Nonato à l’accordéon et la chanteuse Taïs Reganelli.

S’étaient joints au groupe Dimbo, Magdalena, John et bien d’autres Angolais.


Sanguito, un musicien de plus de 70 ans qui était à l'honneur, avait apporté son saxophone pour la circonstance et tout le groupe a interprété "Let it be" avec lui. Une journée du festival sera d'ailleurs dédiée à ce personnage.

 

Ce matin, les musiciens font une intervention dans un lycée de Luanda et ce soir au Palacio de Ferro vers 17 h démarrent les festivités. Trois soirées mémorables de jazz au programme. Voir programmation sur le site Facebook d’Angojazz ...



 

 

 

 

Luanda : achats dans le quartier de Hoji-Ye-Enda


 

Lucia et son amie Cathia m’ont emmenée dans le quartier Hoji-Ye-Enda ce matin. Elle avaient la mission d’acheter du tissu pour un stand d’artisanat, stand qui leur permettra de vendre les textiles au festival « Angojazz ».


C’était une vraie expédition ! On arrive dans un quartier où toute la population se déplace à pied ou en colectivo. Pour se garer c’est déjà un exploit, des locaux nous trouvent une place dans une rue latérale. 

 

Pour traverser la rue principale, Lucia me prend par le bras, il faut slalomer entre les voitures, les scooters, les taxis qui ne s’arrêtent pas de bon cœur…Elle me dit aussi de bien serrer mon sac contre moi pour que je n’aie pas de mauvaises surprises.

 

Je dois être la seule Blanche dans cette foule d’habitants et le fait d’être avec Lucia, Mozambicaine et Cathia, Angolaise, me permet de ne pas être trop inquiétée. Là aussi, il faut se frayer un passage sur les trottoirs, dans les rues non goudronnées… 

 

Nous entrons dans un magasin de tissus – une seule et grande salle) où les coupons valent entre 3000 et 4000 kwasas. Des coloris incroyables ! Un choix monstrueux… Je craque pour deux coupons mais dois me limiter… 


Plus tard nous entrerons dans un magasin de robes, où nous achetons des tenues aux couleurs vives… les prix sont identiques entre 4000 kwasas et 6000 kwasas…

 

Dans les boutiques, les jeans se vendent entre 3000 et 6000 kwasas.

 

Nous revenons avec la voiture dans la cohue de la rue principale et là nous nous frayons un passage entre les « taxis colectivos » bleus, bondés, dont certains nécessitent parfois d’être poussés ; et les taxis autres qui peuvent emporter au maximum 4 personnes et leurs achats…

 





Lucia connaît bien les chemins car elle est employée chez Uber, elle touche une retraite et complète ainsi ses revenus… Ses trois filles vivent à Lisbonne.

 

Derrière la vitre de la voiture, je fais des photos de la population. Jamais je n’aurais osé sortir mon téléphone dans ces rues et places noires de monde…






Les tenues colorées des Angolaises me fascinent.  Sur leur tête, elles portent des charges de toutes natures, parfois plusieurs plateaux d’oeufs, et le plus souvent les vivres achetés sont dans des bacs en plastique. Ce sont, paraît-il, les Chinois qui ont introduit ces contenants plus larges et plus légers que les contenants traditionnels. C’est moins joli mais plus pratique… 


Situation du quartier :



jeudi 5 octobre 2023

Luanda : Coucher de soleil au restaurant Jango Veleiro.

Hier soir, vers 18 heures, Ana m’a emmenée voir le coucher du soleil sur l’Océan Atlantique. Une grosse boule rouge commence déjà à descendre sur la ligne d’horizon. A droite, au loin des tankers ! 




Plusieurs barques de pêcheurs passent et entrent dans la nuit… On entend seulement le bruit des rames.





L’endroit est reposant : les banquettes et chaises longues ne sont pas prises d’assaut à cette heure. Le week-end ce doit être une autre affaire. 



Trois enfants jouent encore dans le sable, sous l’œil vigilant de leur maman. Quelques serveurs se promènent et débarrassent les tables.


Nous commandons chacune une noix de coco en attendant que la nuit tombe. Le ciel se teinte de rose et de bleu, on apprécie la fin de cette journée, loin du trafic et du bruit …


 

 

mercredi 4 octobre 2023

Expo : masques à partir de portables recyclés

Une expo géniale à la Skygalerie de Luanda.

 



Une artiste locale, Daniela Ribeiro, expose actuellement dans cette galerie des œuvres remarquables : des masques confectionnés en grande partie avec des composantes de téléphones portables…

 




Un recyclage judicieux et une créativité impressionnante. On pourrait rester des heures à contempler ces masques très divers, les panneaux qui les supportent ont également été réalisés avec un talent incroyable. 




 

Au bord de la baie : déjeuner au "Conves"

Hier après-midi, Ana et moi nous avons déjeuné sur la terrasse du club nautique de l’Ilha de Cabo de Luanda. 







La carte avait l’air alléchante avec ses fruits de mer, or ce jour-là pas de poulpe… Et la salade « del Mar » était également pauvre en crustacés… 


Mais la vue imprenable valait le détour. Le dessert, un cheesecake, était délicieux. 

L’endroit est très prisé. On peut se promener le long du port de plaisance où s’alignent des bateaux de taille plus modeste que ce qu’on peut voir dans certains ports de la Méditerranée… Je pense que les gros yachts doivent mouiller ailleurs...




Ici, au club nautique, on peut louer des embarcations, ou réserver un bateau pour aller voir les baleines. La saison des cétacés se termine et ce ne sera pas pour ce week-end car nous avons fort à faire avec le festival « Angojazz »

Le parterre fleuri qui borde l’allée est très coloré et invite à le mettre au premier plan pour les photos. Jolie vue sur les buildings de l’autre côté de la baie !  





 


 

 

Luanda: le "Palacio de Ferro"



Ce matin, nous sommes retournés pour la 3e fois au « Palais de Fer » pour préparer le Festival « Angojazz » qui doit avoir lieu ce week-end. Là Ana rencontre Djimbo, Johnny et bien d’autres pour finaliser cette manifestation.




Cette maison de caractère, joliment restaurée est actuellement un lieu de culture. Le bâtiment a une histoire : il aurait été conçu à l’époque où Eiffel préparait l’exposition universelle de 1889. Puis en pièces détachées, ce palais était destiné à l’île de Madagascar. Or le bateau qui le transportait aurait échoué sur les côtes angolaises et la structure a évidemment échoué par la suite à Luanda… pour le bonheur des Angolais. Après la guerre de 1975 le Palacio est abandonné. Il se dégrade.
Mais il faut le restaurer et c’est le Brésil qui s’en charge  :  les pièces prennent le chemin de Rio de Janeiro avant de revenir dans un très bon état. C’est « Endiama », une société paraétatique qui avait pris en charge le coût de deux ans de restauration.

Actuellement, Le « Palacio de Ferro » est géré par le Ministère de la Culture Angolais. Il accueille des expositions artistiques mais également des fêtes culturelles. 




Ce week-end, il accueille « Angojazz », une manifestation à laquelle participent près de 40 musiciens, dont des musiciens internationaux et des artistes angolais. Trois belles soirées en perpective…

 


 

 

Luanda : découverte insolite



Hier Ana m’a fait découvrir le quartier des ambassades, notamment celle des Etats-Unis, de la Belgique… un endroit propret, arboré, protégé...

Ces bâtiments ont vue sur l’océan et le port de Luanda. En face de ces maisons, de l'autre côté de la route, côté mer, c’est une barrière qui cache la vue d’un endroit laissé à l’abandon.


Dans cette clôture impersonnelle qui longe la route, je remarque cependant un joli portail. 
Et plus loin, toujours côté mer, tout à coup, je repère dans la friche des « wagons rouges ! » 




J’ose m’aventurer là et un habitant des lieux m’ouvre la chaîne qui me permet d’entrer là… Une locomotive précède les deux wagons.


Si un des wagons est vide, l’autre semble habité. Un bon refuge pour nécessiteux ! 




Après avoir donné un petit billet à mon « portier », je repars. Quelle pitié de ne pas avoir valorisé ce vestige d'une époque ferroviaire révolue.

 La présence de ces voitures m’intrigue. En surfant sur les pages web, je découvre que la première ligne à voir le jour était le « Caminho de ferro de Luanda » entamé dès 1885 et aboutissant à Malanje, elle était longue de 424 km. Une autre ligne reliant Benguela à Katanga permettait l’acheminement de l’or de la colonie belge du Congo, cette ligne rejoignait le Congo en 1928. 

Le sujet étant intéressant, je compte encore le creuser pour savoir si une politique du rail existe actuellement dans ce pays...