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mardi 10 octobre 2023

Une éponge locale, vertueuse pour l'environnement.

On l’appellerait ici la « bucha » Il s’agit d’une courge sèche qu’on mouille et qu’on transforme en éponge pour se laver, ou laver la vaisselle.


A la Réunion, elle a pour nom « pipangaille » mais je n’avais jamais vu le fruit sous cette forme-ci.

C’est au Mercado de Sao Paolo que j’ai découvert cet ustensile très écologique.

Cette courge peut être consommée en soupe, en daube, quand elle est jeune. Ses fibres végétales autrefois étaient aussi utilisées à la Réunion. On les séchait. Leur utilisation est encore d’actualité en Angola. On l’appelle aussi  « luffa » en Afrique

 


Image sur les 3 états de la courge sur un site réunionnais

https://jardin-kreol.com/index.php/2021/08/17/un-gommage-au-top-grace-a-l-eponge-vegetale-pipangaille/

 

lundi 9 octobre 2023

Angola : les coiffures des femmes

 Je tombe des nues. Je découvre que nombre de femmes africaines portent des perruques : elles ont des cheveux crépus ras sous des perruques lisses… 

Parfois il arrive qu’elles se fassent lisser les cheveux  quand elles en ont, mais plus couramment on porte de faux cheveux.






J’ai assisté dans un salon de coiffure spécialisé dans le tressage à la confection de tresses. Incroyable ! Heureusement que des jeux télévisés étaient à l’écran, ça permettait de se distraire…

 

Les femmes prennent place, avec un peigne la coiffeuse tire sur les cheveux, s’il y en a, puis elle utilise de faux cheveux longs lisses qu’elle fixe à la base des cheveux courts ou longs existants. 

Du gel noir pour consolider au départ puis le travail commence : les doigts des coiffeuses ont une dextérité peu commune. Elles peuvent passer 2 à 3 heures à tresser… une tête !



Une petite fille d’environ 7 ans qui devait être coiffée, pleurait déjà en arrivant, puis avant de passer au shampooing le démêlage lui a encore valu de pleurer à chaudes larmes… 


Le résultat est beau mais il paraît que la tension des tresses est bien présente bien après le tressage et pour dormir parfois certaines coiffures doivent poser problème.

 

Angola : l'école en Angola

L’école en Angola

 

Les petits Angolais ne peuvent pas tous bénéficier d’une éducation scolaire en dépit des textes. Tout est conditionné par l’argent : toutes les familles ne peuvent pas acheter de trousse, de livre, de stylos… par conséquent, seuls les enfants « privilégiés » ont accès à la culture. Il existe bien des établissements publics mais on manque d’argent pour rémunérer les enseignants, donc certains enfants vont l l’école le matin, d’autres l’après-midi.

Le problème est aussi d’habiller les écoliers. Parfois le grand frère donne ses sandales au petit frère quand il sort de classe. On ne va pas à l’école sans sa blouse.

D’ailleurs les premières fois que je voyais des enfants avec une blouse blanche, je pensais qu’il s’agissait d’infirmières…


                                    


Le blanc est aussi de rigueur pour la chemise. On ne va pas en classe avec des vêtements colorés…

 






Pourtant dans les textes datant de 2016, il est bien dit que six ans de scolarisation sont obligatoires (de 6 ans à 12 ans)

 

« L’une des grandes modifications de la loi est l’introduction de critères d’âge, afin de permettre la scolarisation de davantage d’élèves : dans l’enseignement primaire, destiné aux enfants de 6 à 12 ans, les élèves âgés de 12 à 14 ans qui n’auront pu aller au bout bénéficieront de programmes de rattrapage et ceux de plus de 14 ans relèveront de l’enseignement pour adultes. De même, les jeunes de plus de 17 ans n’ayant pas achevé un cycle de l’enseignement secondaire devront s’adresser à l’enseignement pour adultes. »

 

 Sources : https://journals.openedition.org/ries/5582

 

Le Luanda aurait besoin de 1200 écoles. (article daté du 18 mai 2023)

 

Talatona — La province de Luanda a besoin de plus de 1.200 écoles pour 1.500.000 d'enfants qui sont hors du système scolaire, faute d'infrastructures scolaires, a déclaré jeudi le gouverneur Manuel Homem.

Manuel Homem, qui parlait de "Les défis de Luanda, 2023-2027, dans l'une des universités de la capitale du pays, a souligné que bien que Luanda compte plus de 3.747 écoles, publiques et privées, le nombre reste faible pour répondre à la demande.

Selon Manuel Homem, le problème ne se limite pas seulement au manque de capacité pour construire des écoles, mais aussi au taux de natalité élevé de la ville, illustré par les 356 enfants nés le dernier long week-end, dans la municipalité de Viana.

Sources : https://fr.allafrica.com/stories/202305190305.html



Angojazz : retour sur la préparation "le volet artistique"

On n’imagine pas la masse de travail que représente la mise en place d’un festival de jazz. Une personne à elle seule ne peut gérer tout ce chantier. Si Dimbo Makiesse, cheville-ouvrière de la manifestation, avait la mission de mettre en place le programme et d’établir le contact avec tous les partenaires et participants, Ana s’occupait du volet artistique (décoration, scénographie…) 

 

Habiller le présentateur, la chanteuse, décorer l’espace scénique, trouver des vendeurs pour les stands artisanaux … était du ressort de mon amie, tâche dont elle s’est bien acquittée…













dimanche 8 octobre 2023

Angojazz : 3e et dernier jour !

Ce dimanche, la scène du Palacio de Ferro a accueilli des groupes de musiciens et chanteurs qui ont présenté des pièces de jazz variées et formidablement interprétées. 



 

Au programme figuraient Le Trio Convergente, Fernando Jersey, Taïs Reganelli chanteuse brésilienne, les trois Français Stéphane Sadsuar à la batterie, Clément Daldosso à la contrebasse, et Balthazar Naturel saxophone, l’accordéoniste brésilien Nonato Lima, puis Angojazz et les convives internationaux.







Sanguito, présent tous les soirs du festival, était revenu et les musiciens l’ont sollicité sur la scène pour rejouer en leur compagnie. Un moment de complicité remarquable qui a séduit le public venu nombreux. 


Au cours de la représentation, les invités, à leur grande surprise, se sont vu remettre par les organisateurs du festival un tableau pour chacun d’entre eux, réalisé par Lutete, à savoir leurs portraits… 


                                      






Tous peuvent se féliciter de ce moment culturel très fort qui a réuni les talents de plusieurs pays et qui a prouvé que la musique est un langage international qu’il convient de perpétuer et de développer dans ce pays qui ne demande qu’à s’ouvrir et à partager…





 


Angojazz : bilan du 2e jour, toujours de l’affluence !


 

Le samedi 7 octobre 2023, le programme du festival a ravi les quelque 200 spectaeurs qui avaient fait le déplacement au Palais de Fer.
Un moment fabuleux où un maestro angolais du jazz a été mis à l’honneur.

 

Sur la scène se sont succédé des groupes d’un très bon niveau venus de différentes régions d’Angola, notamment lde Cabinna et de Benguele. Une grande diversité et des musiciens talentueux ! Le programme était le suivant : 


Grooveman Band Luanda

Sins do Maiombe- Cabinna

Soul Jazzz Benguela

Jazz Versando Luanda

GM-Bié

Café jazz band Uige

Angojazz, Balthazar Naturel, et Sanguito



Un grand bravo à Dimbo Makiesse qui a invité tous ces groupes et qui a pris plaisir à accompagner au piano certains d’entre eux.

 

Une chanteuse française non prévue a intégré le groupe de Balthazar Naturel pour interpréter deux chansons dont « Les Amants séparés » d’Yves Montand (en vesrion jazz « automn leaves »)

 

Un hommage vibrant a été rendu à SANGUITO, lequel a fait une prestation remarquée avec les saxophones angolais et le groupe français. Les musiciens ont joué avec bonheur avec ce saxophoniste hors pair, devant un public très impliqué. 

Un portrait réalisé par le peintre Lutete a été offert  par les organisateurs du festival à SANGUITO, très ému. 







 

Angojazz : 1er jour ! Un succès !



Ce vendredi, Le Palazio de Ferro,  un lieu prestigieux,  a accueilli « Angojazz » un festival de jazz désormais international. Pour ce faire, on avait invité trois musiciens français et deux musiciens brésiliens. 

Avaient été invités également des orchestres locaux, qui ont interprété des pièces d’un autre registre. Puis ont suivi des groupes de jazz angolais parmi lesquels deux trios de chanteurs, deux guitaristes, l’orchestre Angojazz… Un programme riche.


Ballet tradicional angojazz

CBB Brass Band de Curimba

Trio convergente

Twapandula singer

Ducanhoto

Acacio

Angojazz Band

Nonato Lima

Taïs Reganelli



Tais  (Brésilienne) et Magdalena (Angolaise)


Deux stands artisanaux ( sculpture du bois et textile)  étaient présents, ainsi que des stands de restauration et une buvette

 

L’entrée était gratuite et ce sont plus de 300 personnes qui ont afflué au Palace de Fer. Il a fallu rajouter des sièges. 

 

On comptait parmi les spectateurs un grand nombre de jeunes, signe que le style musical et la culture attirent une génération qu’on a moins coutume d’assister à ce genre de manifestation. C’est de bon augure.

 

C’est grâce au partenariat de l’Ambassade de France, de l’Alliance Francaise, de l’Ambassade du Brésil, de l’institut Guimaraez  Neto, du Ministère de la Culture… que ce festival a pu être organisé ! Bravo à tous !





mercredi 4 octobre 2023

Luanda: le "Palacio de Ferro"



Ce matin, nous sommes retournés pour la 3e fois au « Palais de Fer » pour préparer le Festival « Angojazz » qui doit avoir lieu ce week-end. Là Ana rencontre Djimbo, Johnny et bien d’autres pour finaliser cette manifestation.




Cette maison de caractère, joliment restaurée est actuellement un lieu de culture. Le bâtiment a une histoire : il aurait été conçu à l’époque où Eiffel préparait l’exposition universelle de 1889. Puis en pièces détachées, ce palais était destiné à l’île de Madagascar. Or le bateau qui le transportait aurait échoué sur les côtes angolaises et la structure a évidemment échoué par la suite à Luanda… pour le bonheur des Angolais. Après la guerre de 1975 le Palacio est abandonné. Il se dégrade.
Mais il faut le restaurer et c’est le Brésil qui s’en charge  :  les pièces prennent le chemin de Rio de Janeiro avant de revenir dans un très bon état. C’est « Endiama », une société paraétatique qui avait pris en charge le coût de deux ans de restauration.

Actuellement, Le « Palacio de Ferro » est géré par le Ministère de la Culture Angolais. Il accueille des expositions artistiques mais également des fêtes culturelles. 




Ce week-end, il accueille « Angojazz », une manifestation à laquelle participent près de 40 musiciens, dont des musiciens internationaux et des artistes angolais. Trois belles soirées en perpective…