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vendredi 27 décembre 2019

2019/12/23 Fin du séjour en Argentine.



Cimetière de la Recoleta, artisanal local Recoleta, artisanat local place de Palermo, il nous faut dépenser nos pesos argentins. 
repas à los Pinos, mémorable, la Palme de la lenteur. Du jamais vu.
 Allons ensuite vers un magasin de Mate à Palermo. Achat de mate zhierba . Retour en bus 168 devant notre appart. Caro va chercher des disques pour ses amis et famille. 
Remise des clés à 19 h.départ en taxi à l aéroport Ezeiza. Départ pour Mexico à minuit moins cinq.

2019/12/22 Tigre, son delta

Ce matin départ pour Tigre, une ville qui doit son nom à un félin (Jaguar) qui habitait là autrefois. Aujourd’hui, c’est un endroit très touristique qui attire les Argentins les week ends et les vacances.

Nous prenons le train jusqu’à la station Retiro, passons devant la Tour des Anglais et rechargeons la carte Subte, partons en train vers Tigre, une heure de trajet le long de quartiers favorisés. 
C’est à Oliveras que se trouve la résidence du président argentin.

Nous ne nous imaginions pas arriver dans un endroit si séduisant : une belle gare, des chemins piétonniers larges ombragés le long des rivières, des quais d’embarquements à droite avec une dizaine de kiosques proposant des visites de la région en bateau avec guide...
À gauche du Rio le quai d’embarquement pour l’Uruguay avec une grande bâtisse. Nous nous installons en terrasse 
au bord du Rio, devant le restaurant Btc, sous un palmier ou criaillent des perroquets verts pour déjeuner. De superbes bâtisses sont détenues par des clubs de kayak. 
Les différents bras de rivières de ce delta sont investis par une multitude de kayaks, de catamarans, jet skis aussi. Le ciel est bleu, l’eau brune en raison de la terre ferrugineuse. Mais nous verrons les gens s’y baigner. D’ailleurs le long du delta se cachent des maisons auxquelles on accède par des pontons de bois. Les vacanciers y apportent leurs vivres, les jeux pour les enfants... un bateau épicerie passe par là, il existe aussi un arrêt pour les bateaux publics (colectivo). 
Les embarcations à moteur respectent les kayakistes de tous bords qui rament, et ralentissent en les croisant. On se croirait un peu dans marais poitevin, en moins sauvage. Le long des rivières des joncs, des songes, des camalotes -genre d’iris d’eau-
Nous nous rendons avec la barque de Brandon à arroyo vieja, une rivière où Guillaume a travaillé huit mois avec Tomas pour construire des cabanes sur pilotis destinées au tourisme. Nous voilà sur un terrain de huit hectares que Guillaume nous fait visiter. Sommes dans une nature préservée, oiseaux papillons...
Ici en période de crue, l’eau monte jusqu’à la taille, et les gens se rendent au ponton en maillot, pieds nus. Pas d’eau courante ici, on lave ses habits dans la rivière. 
Le fiston qui a participé au défrichement, aux plantations, au drainage, à la construction,  avait plein de projets notamment l’aménagement d’aires de pique niques, la location de kayaks... mais n’étant pas sur la même longueur d’onde, la collaboration s’arrête et Guillaume fait d’autres choix de vie, fort d’une expérience intéressante.
Tomas nous accueille avec son fils Pedro, et va chercher de l’eau potable pour nous servir un verre. Nous visitons les maisons qui ont beaucoup de charme, et dont les finitions sont nickels. 
Guillaume retrouve avec plaisir  Ramón le charpentier avec qui il a travaillé. Nous profitons de la lancha (barque) de Tomas pour revenir à Tigre. 
Promenade le long du Rio, passons devant le musée naval, nous arrêtons pour manger une glace délicieuse au « Toscana» et entrons dans le musée de la isla, autrefois propriété d’un club de kayak, puis casino - mais ce dernier a été fermé en 1933- nombreuses photographies du Tigre, actuelles et anciennes, des tableaux d’artistes locaux. C’est surtout l’architecture du bâtiment qui mérite le détour.
Revenons vers la gare, non sans nous arrêter dans une cervecería et boire une bière et du cidre.
Départ pour Buenos Aires, et repas chez Parrilla de Jesus, non loin du centre commercial du métro Carlos Gardel : au menu parrilla arrosée de vin de Mendoza... retour à l’appartement. 


2019/12/21 Buenos Aires avec Caroline



Nous décidons de prendre le métro jusqu’à la station 
 et découvrir le quartier San Telmo à Palermo. 

Entrons dans le marché couvert. Caro ne veut pas manger ici dans le bruit de la foule. Nombreux touristes attablés...
Déjeunons à 15h30 chez Desnivel, un restaurant de la rue Defensa où mangent surtout des locaux. Aux murs des photos anciennes, de danseurs de tango, de bâtiments, de clubs de foot... 

Même Audrey Tautou y a sa place, elle a dédicacé sa photo aux restaurateurs. Le service est très lent mais nous avons pris l’habitude de patienter. C’est signe que le repas sera bien préparé. La viande est tendre à souhait. L’accompagnement est aussi très bon. Nous choisissons un petit vin, un Balbec. Cette fois encore, il faudra demander à emporter ce qui n’a pu être mangé sur place. 
Un couple de Porteños sexagénaires, des habitués de la maison, nous aborde. Ils ont veillé à ce que nous soyons 2019/12/21 Buenos Aires avec Caroline

Nous décidons de prendre le métro jusqu’à la station Indepedencia et découvrir le quartier San Telmo à Palermo. 

Entrons dans le marché couvert. Caro ne veut pas manger ici dans le bruit de la foule. Nombreux touristes attablés...
Déjeunons à 15h30 chez Desnivel, un restaurant de la rue Defensa où mangent surtout des locaux. Aux murs des photos anciennes, de danseurs de tango, de bâtiments, de clubs de foot... Même Audrey Tautou y a sa place, elle a dédicacé sa photo aux restaurateurs. Le service est très lent mais nous avons pris l’habitude de patienter. C’est signe que le repas sera bien préparé. La viande est tendre à souhait. L’accompagnement est aussi très bon. Nous choisissons un petit vin, un Balbec. Cette fois encore, il faudra demander à emporter ce qui n’a pu être mangé sur place. 
Un couple de Porteños sexagénaires, des habitués de la maison, nous aborde. Ils ont veillé que nous soyons servis avant eux, car venus avant. Cette amabilité a de quoi nous étonner et nous réjouir car elle est générale ici. Impensable à Paris ou d’autres villes de métropole. Dans le métro, je réalise que j’ai pris de l’âge, vu le nombre de personnes qui se lèvent chaque fois pour me céder leur place. Refuser semble même impoli. Alors j’en profite.
Arrivons à la Place Dorrego encore occupée par des terrasses de clients et des artisans vendant des matés et des bombillas, des jouets, des bijoux, des créations locales, rien qui serait importé de Chine ou d’ailleurs. Ici existe un contrat entre les vendeurs et la ville qui stipule que ce qui proposé doit être de l’artisanat effectivement local.
Nous quittons le restaurant et nous dirigeons vers la basilique de Bethlem. 

Juste avant, nous voyons que l’exposition un Mercedes Sosa, une chanteuse argentine mondialement connue, est encore accessible. C’est dans une aile de l’ancien couvent que se tient cette exposition. Affiches de ses concerts dans le monde, objets perso, vidéo de sa vie, textes qui lui sont consacrés....Dans la cour, un podium et des musiciens. Près à accueillir un concert ce soir.

La basilique. 
Sur la façade de cet édifice datant de 1734,  une plaque qui rappelle la fièvre  jaune qui a sévi en 1871 et le courage de ceux du quartier de San Telmo qui ont combattu cette épidémie dantesque.

L’édifice est sobre, Image du pape François, A l’entrée à droite ST Jacques de Compostelle...
Non loin de là se trouve la maison de la famille Ezeiza, le patio del’Tiempo, où nous allons nous installer en terrasse près d’un fabricant de couteaux...
Remontons la rue San Juan et restons un moment dans le parc Pezenas à regarder des jeunes danser au son de tambours. 

servis avant eux, car venus avant. Cette amabilité a de quoi nous étonner et nous réjouir car elle est générale ici. Impensable à Paris ou d’autres villes de métropole. Dans le métro, je réalise que j’ai pris de l’âge, vu le nombre de personnes qui se lèvent chaque fois pour me céder leur place. Refuser semble même impoli. Alors j’en profite.

Arrivons à la Place Dorrego encore occupée par des terrasses de clients et des artisans vendant des matés et des bombillas, des jouets, des bijoux, des créations locales, rien qui serait importé de Chine ou d’ailleurs. Ici existe un contrat entre les vendeurs et la ville qui stipule que ce qui proposé doit être de l’artisanat effectivement local.

Nous quittons le restaurant et nous dirigeons vers la basilique de Bethlem. 

Juste avant, nous voyons que l’exposition un Mercedes 
Sosa, une chanteuse argentine mondialement connue, est encore accessible. C’est dans une aile de l’ancien couvent que se tient cette exposition. Affiches de ses concerts dans le monde, objets perso, vidéo de sa vie, textes qui lui sont consacrés....Dans la cour, un podium et des musiciens. Près à accueillir un concert ce soir.



La basilique. 
Sur la façade de cet édifice datant de 1734,  une plaque qui rappelle la fièvre  jaune qui a sévi en 1871 et le courage de ceux du quartier de San Telmo qui ont combattu cette épidémie dantesque.

L’édifice est sobre, Image du pape François, A l’entrée à droite ST Jacques de Compostelle...
Non loin de là se trouve la maison de la famille Ezeiza, le patio del’Tiempo, où nous allons nous installer en terrasse près d’un fabricant de couteaux...
Remontons la rue San Juan et restons un moment dans le parc Pezenas à regarder des jeunes danser au son de tambours. 


samedi 21 décembre 2019

2019/12/20 De San Martín à Bariloche. Et retour à Buenos Aires

Ce matin nous redonnons la voiture à 9 heures, rendons les clefs du logement à Tomas à 9h 20 et sommes prêts pour prendre notre bus au Terminal à deux pas de la location. Le temps est splendide, ciel bleu, le voyage le long des lacs sera un ravissement. Finalement nous occupons des places aux bonnes fenêtres à droite, avec vue imprenable. 





Un allemand venu découvrir l’Amérique du Sud est impatient de photographier les paysages, je lui cède ma place et nous conversons pendant près d’une heure trente, jusqu’à San Angostura, venu de Paddenborn, marié à une Française, il maîtrise bien les deux langues. Il me parle de son périple, de la situation au Chili, de son arrivée à ushuaia, de quelques déboires vécus à San Martín, de son programme de retour aussi. Il prend le bus pour Buenos Aires, 24 h de trajet. Nous aurons 3 h de vol pour la même destination. Il précise que son choix est écologique...

Arrivés au terminal nous avons encore du temps à occuper avant de rejoindre l’aéroport. Prenons alors un taxi jusqu’à Bariloche où nous nous asseyons dans la rue Mitre, devant le café Francom pour boire des chocolats chauds et un café. Choisissons ensuite d’aller visiter le musée du chocolat, à 1,5 km de là. Y allons en taxi.

La visite est très intéressante. La guide explique l’histoire du chocolat, la documentation est riche et instructive. Pendant la visite, on nous sert u bon chocolat chaud. Nous verrons aussi les anciens procédés de transformation. 












L’usine est à l’arrêt cet après midi  mais nous pouvons voir les machines. Nous parcourons aussi une exposition sur les animaux de Patagonie en chocolat,
 Taille réelle. En passant par la boutique, Caro ne peut résister à l’envie d’acheter quelques chocolats. 
Départ de l’aéroport en taxi, ralentissement de la circulation en raison d’un accident de moto, on circule très mal à San Martín... mais le taxi passera par le bord du lac et nous en aurons pour 500 pesos.
Et là, nous apprenons que le vol Flybondi est retardé d’une heure, et qu’on descendra à l’aéroport dEzeiza au lieu de celui de Palomar. Nous en profitons pour manger un brin et boire une bière. Le vol dur 3 heures. Atterrirons à 11 h du soir. Prendrons un taxi Uber qui nous ramènera en ville pour 1300 pesos. Caro fait encore une lessive à l’appartement.

2019/12/19 Parc National Lanin : rando au volcan Lanin

Départ pour un périple dans les vastes espaces de Patagonie, le long de la chaîne des Andes sur la route du Nord. Belle route asphaltée vers San Junin de Los Andes, chalets dans la plaine avant l’aéroport de Chapelcot, puis zones dénuées d’habitat aux paysages splendides, bifurquons plusieurs km après San Junin, à gauche direction le Lago TROMEN,  longeons le fleuve Malléo, toujours entre deux lignes de montagnes. Apercevons le volcan Lanin et son sommet enneigé depuis la route. 





Sommes seuls au monde, parfois croisons des couples de 
cyclistes chargés de sacs de rando . Piste jusqu’à l’entrée du Parc. Collines dénudées, rochers, moutons broutant 
dans des prés riches. Nombreuses forêts de conifères nouvelles plantations alignées. Belle Forêt d’araucarias. 
Chalet d’info où l’accueil d’un guide est très sympa. Il nous 
enregistre ( notre nombre, notre voiture, notre nationalité)et
 nous montre les rands possibles. Nous envisageons le premier tronçon de 45 mn, et peut être le suivant de 45 mn lui aussi.
Pique niquons à l’abri sur une table, près du campement, où coule un petit ruisseau.

Finalement nous monterons pendant 1h30. 

D’abord par un chemin de sable noir traversant des forêts d’arbres morts, détruits en 2003 par un incendie, puis 
faisons la boucle de sentier botanique au milieu d’arbustes, - certains ressemblant à des groseilliers -arbres gigantesque et chants d’oiseaux. 











Nous essayons de voir des pumas, en vain. Un panneau donne des conseils en cas de rencontre avec l’animal. Le guide du Parc nous racontera à notre retour qu’un enfant de collègue a été tué par l’animal, et que ce matin même, des bûcherons qui coupaient du bois à la plage du lac TROMEN, auraient vu un puma avec ses petits. 


Quittons la forêt pour continuer à suivre le balisage vert et blanc sur du sable noir, des scories grises, avec un vent de face qui nous oblige à nous emmitoufler. Belle montée en douceur au milieu de touffes de végétations basses colorées.

Sur le balisage rouge et blanc, la pente est moins douce mais l’ascension est toujours confortable. Parfois le volcan 
se pare d’une écharpe de nuage,et derrière nous , le 
paysage est spectaculaire. l’ascension vers le refuge est tentante, mais il faut être équipé et prépare physiquement. 
Nous redescendons en 3/4 d’heure avec un vent de dos, ce qui n’est  pas pour nous déplaire et revenons au chalet pour 
bavarder avec le guide du Parc qui nous parle de ses rencontres avec les animaux du Parc, nous montre une photo qu’il a faite d’une araignée crabe. 









Il nous explique aussi pourquoi les arbres en début de parcours sont morts... 
Nous descendons en voiture vers le Lago TROMEN sur un chemin de terre sur 2 où 3 km, passage de grosses flaques d’eau. Joli coin de pique nique. Pas de trace humaine. Plage de sable noir, vue sur le volcan bouchée par les nuages. 
Dommage. Un paradis pour les oiseaux... 
repartons vers San Martín par le même chemin non sans faire une incursion  de 10 km aller retour sur de la piste, dans un village artisanal mapuche dont nous ne verrons ni les habitants, ni l’artisanat.
Arrêt à San Junin, pour prendre de l’essence. En profitons pour visiter le petit musée archéologique expliqué par Olga Hue Ayhuen une dame d’origine mapuche qui d’ailleurs 
enseigne la langue de ses origines. Elle commente chaque vitrine où les noms figurent en langue mapuche et en espagnol, nous montre comment on file la laine de façon traditionnelle. 

Dans leur kitra ou pipe les indiens fumaient des pelures de pommes sauvages. On tannait le cuir avec une pierre volcanique, on faisait de la farine avec des pignes d’araucarias. Une salle est réservée aux fossiles et aux os de dinosaure...






Nous cherchons ensuite le cimetière mapuche indiqué par Olga, sans succès. Balade le long du fleuve sur une promenade joliment aménagée. Que des locaux, des familles venues se reposer au bord de l’eau, des jeunes qui vont taper dans le balón après s’être déchaussés pour traverser un bras de riviere et rejoindre leur terrain improvisé. Traversons un pont, une arche de grosses 
planches... revenons à la voiture.
Buvons une bière dans un bar cervecería, retournons au Centre artisanal près de l’office du tourisme où nous regardons une dame tisser à l’ancienne... juste à côté rencontrons Gladis férue en matière d’araucaria et qui a plaisir à  partager son savoir sur cet arbre sacré considéré avec respect par ses anciens qui utilisaient le fruit cuit, bouilli, grillé, en faisaient de la farine, de l’huile... elle-même le transforme pour confectionner des petits gâteaux, les alfajores




Nous lui en achetons une dizaine.
Mangeons au Saúco,un petit restaurant avant de rentrer sur San Martín. La nuit commence à tomber...

2019/12/18 La route des Sept Lacs à partir de San Martín.

Comme le temps risque de se gâter cet après midi, nous allons mettre à profit le fait d’avoir une voiture de location pour faire ce parcours très recommandé. Nous nous arrêterons à chaque mirador, aux cascades, au bord des lacs...aussi. 
Notre périple est fabuleux, et notre chauffeur est un as pour remettre un phare qui se barre, pour conduire pendant des kilomètres dur une piste glissante avec des pneus lisses... faut avouer que notre véhicule n’est pas de première jeunesse et que le prix donné est en rapport avec la prestation. Environ 100 euros pour 4 jours... 
partis de San Martín, nous arrivons d’abord au mirador du Lago Lácar, puis stoppons dans la villa Arroyo Pil Pil. Nous découvrons une rivière qui se dédouble, l’une pour alimenter l’atlantique, l’autre le Pacifique : l’Arroyo Partido. Halte au mirador du Lago Machonico, quittons la grande route pour nous rapprocher au lago Hermoso à deux km de là. Revenons pour contempler la cascade Villarino, plus loin nous nous arrêtons au Lago Faulkner où une jeune saisonnière chante et joue du ukulele avant de nous servir thé et café. Faisons ensuite étape au Lago Villarine aux eaux turquoise, et marchons dans un pré où Guillaume s’approche d’oiseaux pour les photographier. Terminerons par le Lago Escondido situé au bord de la même route. Le dernier lac approche sera le Lago Traful ....Puerto arrayan. 


Mais au lieu de descendre sur Angostura, préférons bifurquer vers Traful, 25 km de piste, mais aujourd’hui nous ne serons pas incommodés par la poussière, vu que la route est mouillée... et le trajet n’est pas droit, on monte, on descend, et on serpente dans une belle forêt où nous aimerions apercevoir un poudou... pas d’habitation sur le parcours, parfois des vaches broutant sur le bord du chemin, des clôtures qui laissent imaginer une fermette cachée... croisons quand même trois hommes coiffés de leur traditionnel boïna, cette galette large et plate qui ne les avantage pas, selon moi... 
Quand on sort des villes les phares allumés sont obligatoires. Très pratique surtout en forêt. Des que l’occasion se présente pour faire de belles photos nous descendons de voiture, même s’il pleut. 

mercredi 18 décembre 2019

2019/12/17 parc National Lanin : la cascade Chachin

Avant de partir, il nous faut régler deux choses : réserver le bus au Terminal pour Bariloche, nous l’aurons pour un prix moins élevé que sur internet. Puis changer des euros. Pour ce faire nous allons au bureau de change Andino, à pied, au centre, aurons 65 pesos pour 1 euro. Ici nous sommes près de tout, la ville est petite et on s’y déplace facilement. Priorité aux piétons. Les voitures s’arrêtent toujours. 

Aujourd’hui nous reprenons la route A 43 prise la veille pour l’expédition au sommet du Colorado, mais cette fois, ce sera sur une quarantaine de km. C’est une route non asphaltée, pleine de gravillons, en réalité une piste blanche, qui occasionne des déplacements de poussière à chaque passage de véhicule. Conduite peu aisée  au milieu de paysages fabuleux. Emmenons avec nous deux jeunes auto-stoppeurs Pórtenos
Arrêt à Hua Hum, près d’une jetée sur le Lac Lácar. Buvons un coup en terrasse. Musique douce, chanson française... Guillaume échange sur la musique avec le jeune serveur qui ne doit pas voir grand monde ici en semaine, hors saison.
Les jeunes nous attendent en buvant leur maté. Soleil, silence, rien que nous et un serveur sympathique. A ma question concernant le nom du lieu, ce dernier explique que Hua Hum signifie « trou dans le ciel » car la pluviométrie serait très importante ici.
Des oiseaux se promènent sans avoir l’air intimidés. Et toujours des lupins et des haies d’églantiers partout où se pose le regard. Des pêcheurs sont debout dans l’eau bleue du lac, d’autres pêchent depuis un petit bateau. Pas de bruit de moteur. La Nature, comme on l’aime. 




Arrêt à un point d’info où il n’y a âme qui vive. « El castillito van Dorsse » construit par des immigrés hollandais en 1936, construction surprenante dans ce havre de verdure, un musée en bois à l’architecture 

Quittons bientôt la piste A 43 pour bifurquer sans une autre piste de montées et descentes, plus étroite cette fois ci. Nous ne croiserons personne. Arrivée au départ de la randonnée « cascade Chachin ». Joli coin de verdure, passage d’un petit ruisseau, promenade agréable à travers une belle forêt sur un sentier confortable jalonné de panneaux sur la flore et la faune. Croisons un petit lézard mais pas de poudou , le plus petit cervidé  du monde, ni de léopardus de guignol...
Nous restons un bon moment assis sur le belvédère pour pique niquer dans le calme avec comme fond sonore le bruissement de la cascade. 


La jeune auto-stoppeuse nous propose de goûter son maté fruité : aux herbes elle a ajouté du citron et du sucre, et elle le boit froid. J’apprécie davantage ce breuvage que le maté amer...
Retour sur l’affreuse piste et Guillaume nous emmène à la frontière qui est très proche. Comme nous comptons nous rendre à pied à la frontière chilienne, passons à la douane 
argentine où nous sommes très bien accueillis. Aurons un nouveau tampon de sortie sur notre passeport. 
Rares passages. Là, une motarde hollandaise fait tamponner le document pour rejoindre levLac au Chili et revenir en barque. Croisons de Nombreux VTTistes , des groupes encadrés par des guides qui viennent aussi du Chili.
Faisons près de 2 km à pied dans un no’mans Land au cœur d’une forêt toujours sur la même route poussiéreuse avant d’atteindre la douane du Chili, un bâtiment qui jure avec celui de Hua Hum par la taille, le nombre d’agents, la modernité. 

Lassées d’attendre, nous rebroussons chemin, retraversons la forêt , passons devant la gendarmerie  - chalets discrets - et revenons faire tamponner notre passeport au poste de Hua Hum où nous bavardons avec nos douaniers.
Retour à San Martín où nous allons déguster une bonne glace chez Mamussia. Un enfant nous propose un gros sachet de cerises pour 50 pesos, soit 70 centimes.
Guillaume épuisé par la conduite à cran sur cette route inégale préfère rester à l’appartement pendant que nous allons faire un tour au bord du lac.
Arrêt dans un supermarché pour acheter des pâtes, de la viande, du fromage, de la salade... C’est Caro qui cuisine ce soir.
Films en espagnol, dont Mission Impossible...

mardi 17 décembre 2019

2109/12/16 montée au Colorado

2019/12/16 San Martín de los Andes
Rando au Cerro Colorado, 700 m de dénivelé positif.

Nous voilà en quête d’un véhicule pour sillonner la région car ici utiliser les bus relève du parcours du combattant. Il existe à  San Martín une quantité importante d’agences de locations de voitures. Nous trouvons une proposition intéressante mais décidons d’aller prendre le petit dej dans la pâtisserie Algaro avant de donner réponse , et l’occasion nous passe sous le nez. La petite voiture a été louée. Pas faut pas désespérer, nous trouvons une location pour 4 jours pour une centaine d’euros. Passons à la Maison du Parc prendre des renseignements  sur les randonnées envisageables. Elles sont nombreuses ! 

Nous faisons les courses dans un petit supermarché avant de partir en randonnée. Comme j’ai payé le loueur en efectivos pour ne pas avoir à payer 15% de plus, il ne me reste plus guère de billets. Je paye mes achats par carte. Ici quand on paye par carte bancaire, il faut donner son passeport et son num de téléphone. 
Il est plus de midi quand nous prenons le chemin qui nous mène au pied du Colorado. La route devient piste, nous roulons sur un chemin large, poussiéreux, pierreux. Pendant 20 minutes nous roulons au milieu de pâturages entre deux zones montagneuses.silence, chants d’oiseaux, chevaux, vaches, moutons ... Quand une voiture nous double il faut lever la vitre sinon on est empoussiéré. Mais ici le trafic est quasi inexistant. 
Nous voilà au départ de la randonnée. Quatre voitures stationnent déjà là. Lisons les conseils. Puis amorçons une montée évaluée à 6 h -aller retour- montée pour bons marcheurs car la pente est raide et la descente casse-genoux. 
Quittons la voiture à 12 h45. Jolie balade à travers champs où craillent des espèces d’oies. Jolies couleurs rouge-gris-vert de la végétation. Entrons dans une forêt, traversons un pont, au dessus d’un petit torrent. Puis c’est la grimpette escarpée, épuisante  qui n’en finit pas. 



Il fait déjà bien chaud. Au bout d’une heure je pense abandonner mais Caro et Guillaume, patients, me motivent. 
Ils ont bien raison, car une heure et demie plus tard le défi sera relevé et la  vue imprenable depuis ce volcan couleur de scories  sera une belle récompense.
Avant de finir l’ascension, nous aurons trouvé le  temps de casser  une graine sur un promontoire rocheux avec vue sur le Lac Lago. Le vent siffle dans le dernier tronçon, et le sable fait glisser, mais la végétation est belle et le but n’est pas loin. 



Finalement l’ascension aura duré 3 h dont une demi heure pour la pause. Et la descente à de quoi effrayer ceux qui n’ont pas l’habitude de ces dénivelés. Heureusement que j’ai un bâton de marche. Guillaume donne des conseils à sa sœurs, mettre les épaules en avant, écarter les jambes, parfois marcher à reculons et courir quand c’est possible. 
Revenons en voiture, croisons des lapins de garenne, des chevaux, longeons des communautés Maputche...

Finalement nous serons de retour à 17 h, impatients de boire une bonne bière dans une cervezeria puis de prendre une bonne douche, voire un bon bain.
Guillaume nous prépare un filet de bœuf aux légumes ce soir... un délice !


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