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mercredi 24 février 2016

2016/02/21 Siem Reap, en ville.

Siem Reap : le quartier des touristes

Quand nous étions dans cette ville, nous avions choisi un hôtel complètement excentré, que les tuk tuks avaient souvent du mal à localiser. Et comme on nous avait brossé un tableau assez négatif du quartier névralgique de la ville, nous avons hésité jusqu'au dernier jour pour y mettre les pieds.
Nous y avons passé deux heures, question de nous faire une idée personnelle. Notre tuk tuk est passe par les rues des quartiers populaires et nous a déposées tout près du vieux Marché devant l'hôpital, car Marie Claire avait repéré une crêperie dans ce secteur via le Guide du Routard.
Tuk tuk dans les quartiers populaires
Dans une petite ruelle nous avons trouvé ce petit restaurant propret et sympa tenu par un Belge. Les galettes de sarrasin étaient excellentes, et le bol de cidre était très frais. On se serait cru dans un quartier de Paris, rien de cambodgien dans ce quartier si ce n'est le personnel, toujours affable sans
être obséquieux. Notre petite serveuse faisait même des efforts pour parler français.



Mais les consommateurs étaient tous des occidentaux. On consomme, et le soir on fête. Et dans les petites ruelles entre les hôtels des Cambodgiennes accroupies lavent la vaisselle dans les grandes cuvettes en aluminium. Certains diront qu'ici c'est tous le soirs la "Fête du Slip". Mais nous ne pouvons confirmer car nous ne comptons pas rester là.

Nous déambulons tout de même dans les ruelles du vieux marché où Marie Claire cherche désespérément un petit tuk tuk. Des crânes de petits crocodiles sont en vente, mais aussi des petits bouddhas, des fanions, des souvenirs pour touristes. 




Sur le trottoir, nous tombons en arrêt devant des mets appétissants posés sur trois plateaux sur un petit triporteur : ce sont des mygales. 

Mygales, un mets de choix.

Je voulais acheter des verres à bière Angkor mais ce sont des objets promotionnels réservés aux bars. 
Nous entrons dans un magasin pour acheter des t-shirts. Dans une rue bordée d'hôtels et de restaurants, nous entendons des tambours et c'est un groupe de jeunes filles malgaches de Tulear qui défilent. Tous les serveurs sont agglutinés aux balustrades ou sortent pour applaudir cette prestation. Les billets tombent dans l'escarcelle du meneur. La vue de ces filles souriantes nous émeut et nous rappelle les bons souvenirs vécus à Lokaro à Madagascar.  





Nous reprenons bientôt en tuk tuk pour l'hôtel. Un joli tuk tuk rose. Ici les tuk tuks sont capitonnés, grand luxe ! 

Cette excursion en centre ville restera la seule. Le lendemain, nous prenons l'avion pour Bangkok













dimanche 21 février 2016

SIEM REAP : quelques découvertes inédites.

Nos chauffeurs de tuk tuk, nous ont conduites dans des lieux que nous n'avions pas programmés,  mais ils l'ont toujours fait dans notre intérêt sans avoir l'intention de nous arnaquer.

Le premier soir, c'est KON qui nous a emmenées au marché de nuit khmer, marché des locaux qui avait lieu le long de la route... Il devait faire une petite course pour son épouse et s'en est excusé, mais pour nous c'était une chance. Aucun touriste... On y vendait de tout, de l'alimentation aux vêtements...



 Le 3ème jour, c'est SARLY qui nous a emmenées voir un lieu historique cher aux Cambodgiens, un triste  lieu de mémoire rappelant l'invasion des Khmers Rouges en 1979. Des panneaux avec des photos commentées évoquent le sujet sur une place où domine un ossuaire, rempli de crânes, de tibias... Ce passage ici nous invite à parfaire nos connaissances sur ce sujet.







En nous attendant il mangeait quelques beignets. Nous en avons acheté : il y en avait à la patate douce, à la banane... Pour un dollar nous en avions 5. Ils appellent  ces beignets ici les "tchiennetchenne."


Dès que ça devient compliqué de faire la conversion de dollars en baths,on paye en dollars. Et tout est à  1 dollar ! Notre café et notre lait, de coco valaient aussi 1 dollar. Prix prohibitif si on sait qu'un dollar est le salaire de certains pour une journée de travail.





2016/02/21 Angkor 7 découvertes (suite)




TA KEO

Nous reprenons le tuk tuk pour nous arrêter à Ta Kéo, temple de culte bouddhiste.Sarly s'amuse de note prononciation et nous fait répéter.
Il,nous conseille de faire des photos de la montée et de la descente de cette immense pyramide haute de 50 mètres construite à la fin du Xe siècle.On pourrait l'escalader des 4 côtés, mais certaines montées sont interdites en raison de l'érosion des marches. Il faut d'abord emprunter des marches en bois. On aboutit à une terrasse étroite et là ce sont des pierres étroites, hautes, qui mènent au 2 niveau, une dame qui peine ne fera pas le dernier tronçon. Enfin, on peut choisir de monter au 3 e niveau  où se trouve le sanctuaire par un des quatre escaliers. Des cambodgiens viennent là pour prier et brûler un bâton d'encens.
Marie Claire qui a préféré rester au premier niveau explore les galeries, toute seule, et découvre les travaux de restauration financés par les Chinois.
Marches pour accéder au 1er niveau

Marches pour accéder au deuxième niveau




Vestige du pont de pierres


Il commence à faire chaud. Sur le tuk tuk iĺ fait meilleur. Un petit peu de vent, ça fait du bien. Sarly après la traversée d'un petit pont de bois nous fait remarquer plusieurs amas réguliers de pierres sur le bas côté. C'est l'ancien pont, nous explique-il

CHAU SAY TEVODA

À notre gauche , de l'autre côté de la route, s'élève un beau temple restauré : c'est le Chau Say Tevoda (la divinité Chau Say). Marie Claire s'entretient avec un gardien très aimable qui lui explique dans quelle carrière on va chercher les pierres pour la restauration. On remarque nettement sur les différents bâtiments de ce temple les travaux effectués par les restaurateurs. Nous nous étonnons de la disparition des têtes de certaines sculptures de bouddhas. Iĺ dit ´que ce serait l'œuvre des Khmers 
Rouges...


À proximité un endroit abrite commente la restauration des temples, les techniques, les photos...

Nous restons quelques instants près des boutiques du site pour boire un café et du lait de noix de 
coco. Nous achetons aussi une robe et un pantalon pour une bagatelle, cinq et quatre dollars. On n'arrête pas d'essayer de nous vendre des cartes postales, des flûtes, des chapeaux... Le vendeurs de thé et de crèmes glacées fait des affaires. C'est dimanche, les enfants sont près de leurs parents qui tiennent les boutiques.




Mais nous savons dire "non merci" en cambodgien et  ça marche. Nous restons de ce côté pour visiter le TA NEI



Il faut repasser par le Bayon, devant la terrasse des Éléphants et la Terrasse du Roi Lépreux pour nous rendre à notre dernier temple de la journée
PREAH KHAN

Le tuk tuk nous dépose à l'entrée Ouest du PREAH KHAN. 

Un jeune homme créé des aquarelles à partir de photos. Marie Claire est attirée par la représentation d'une maison cambodgienne. 
L'allée sablonneuse est bordée d'arbres gigantesques. Un groupe de musiciens installé à l'entrée joue des morceaux traditionnels apaisants qui accompagneraient bien notre diaporama.



C'est une ville, entourée de douves. 47000 personnes étaient employées dans ce temple. Nous sommes surprises par l'enfilade de pièces. 





On a l'impression que ça ne se termine jamais. Les moellons mis pour soutenir la voûte nous laissent perplexes. Les fresques sont de toute beauté. Les colonnes sont sculptées avec des motifs de végétaux. Parfois les pierres sont trouées. Nous voilà au Stupa. Nous continuons le long du même couloir, les pièces  s'élèvent, les piliers aussi. Il fait bon marcher à l'ombre, et éviter les touristes, quand c'est possible. Nous prenons souvent les chemins opposés à la foule , quand c'est possible. Là, des gens se disputent pour savoir qui était le premier sous l'arbre tentaculaire pour la photo. Les touristes  chinois se déplacent par vagues de 35 personnes.  
Depuis que nous sommes ici au Cambodge nous nous sommes fait la réflexion que les Chinois avaient le verbe haut et peu de considération pour autrui. Une nouvelle génération du Pays du Sourire, qui ne prête plus du tout à sourire quand on est obligé de subir leur bruit dans les hôtels par exemple...
Nous arrivons à la porte Est du temple. La haie de bouddhas est triste : les statues sont décapitées. Encore le souvenir de la violence des Khmers Rouges ?



  Nous rentrons par des routes devenues familières. Beaucoup de visiteurs sont là en famille et pique-niquent près des grands bassins  sur des pelouses vertes régulièrement arrosées, les vendeurs de cacahuètes et autres marchands ambulants ne chôment pas non plus.










M

2016/02/21 Angkor sept découvertes...

Ce matin, nous levons l'ancre à 7h30 après un petit déjeuner copieux.  Sarly est déjà devant le Siam Reap Niche Hôtel avec son joli tuk-tuk vert.
Nous proposons plusieurs sites à notre chauffeur. Il acquiesce et nous voilà parties. Parfois il nous conseillera des arrêts très intéressants entre les points de chute choisis. Nous nous étonnons de voir très peu de monde sur les routes d'Angkor. De nombreux temples ne son accessibles qu'à partir de 7h30 aujourd'hui.

SRAS SRANG

Il nous arrête devant un plateau de grosses pierres où sont déjà installées plusieurs personnes. Nous gravissons les quelques marches inégales qui y mènent. De là, nous dominons un lac, le SRAS  SRANG, dans lequel on voit se lever le soleil. Fabuleux.
SRAS SRANG signifie "plateau des ablutions" C'était une piscine royale commandée par Jayavarman VII et creusée en 953. Le roi y fit aménager tout autour des escaliers en grès et des terrasses de grès décores de lions et de nagas.Sur le flanc du plateau côté lac, de jolies statues existent encore. Les prises de vue seront chouettes.


De l'autre côté de la route se cache le temple de BANTEAY KDEI. Nous nous approchons de la Porte d'entrée et du mur d'enceinte, et on nous dit que la visite n'est possible que dans une demi-heure. Nous nous contentons de la photo et des informations et préférons nous rendre sur le,site de TA PHROM. Sarly qui était en train de s'assoupir se réveille et nous emmène au site qui nous intéresse le plus aujourd'hui. Il longe de belles murailles en grès très longtemps, et nous arrivons dans un secteur quasi désert à cette heure. 





TA PHROM


Nous sommes à TA PHROM, un lieu mythique qui me rappelle les premières photographies en noir et blanc sur Angkor qu'on trouvait je ne sais plus dans quel ouvrage : photos de bâtiments envahis par les racines des arbres.

Nous patientons une vingtaine de minutes, dans un cadre forestier très agréable. Nous sommes toujours sidérées de la hauteur des arbres, et cette bonne senteur de résineux nous ne savons auquel l'attribuer. Le site ouvre aussi à 7 heures trente. Marie Claire qui a pitié d'un chien lui donne un petit gâteau. Et il faut étudier la site du programme..






Ça y est nous pouvons entrer. Sommes cinq ou six personnes... Les oiseaux chantent, c'est un bonheur. Au pied de certaines troncs des panneaux permettant de les identifier. 
Construit en 1186 par Jayavarman VII, Le temple de Ta PHROM était l'un des plus gigantesques temples d'Angkor. Ce monastère royal abritait 260 divinités servies par12640 personnes vivant sur le 60 ha de cette ville. Merci le Guide du Routard pour toutes ces précisions. Jayavarman  VIII qui voulait revenir à l'hindouisme aurait fait transformer les bouddhas en ermites pour effacer les traits du bouddhisme laissées par son prédécesseur. 









Nous sommes subjuguées par l'endroit même s'il a subi une petite déforestation. Les grosses racines qui enserrent les vestiges sont toujours impressionnantes. Si on veut éviter que toute l'architecture soit menacée d'explosion, il faut évidemment limiter les dégâts. Et voir cet endroit merveilleux dans le calme, loin de la foule, était pour nous un rêve... Dans le temple au pied d'un bouddha, un moine nous met un bracelet en disant une petite prière. Nous lui faisons un don comme il se doit en pareille circonstance.
Que d'oiseaux et que d'arbres splendides dans ce petit paradis, et impossible de photographier les auteurs de tous ces ramages, ils sont très haut perchés...
C'était le coup de cœur de la journée, et peut être même de notre périple à Angkor !

(À suivre)


samedi 20 février 2016

2016/02/20 Six heures sur le site d'Angkor (2)

Le Site Angkor Thom est un incontournable de Siem Reap. L'entrée est une porte surmontée de trois têtes.  Le pont qui y accède est bordé de statues grimaçantes. Tout le monde passe par là. Notre jeune accompagnateur, nous propose de passer sur le pont puis sous le porche à pied, il nous attendra de l'autre côté. Bonne idée.



Nous y visitons d'abord Le Bayon.

Le Bayon (prononcez Bayonne) ou " Montagne Magique". Des 54 tours qui représentaient les provinces khmères au XIIe et XIIIe siècles il n'en reste que 37. Elles sont toutes ornées de 4 visages qui expriment les 4 vertus du Bouddha : la pitié, la sympathie, l'égalité et l'humeur égale. Cette pyramide de 43 m se compose de 3 niveaux. Nous avons déambulé dans les dédales de galeries où des fresques représentent pas moins de 10000 personnages. Dans la lumière matinale, c'était un spectacle féerique.








Sarly nous emmène ensuite au Baphuon. De là, nous rejoignons à pied Le Palais royal puis le Bassin sacré, avant de découvrir la Terrasse des Eléphants et  la Terrasse du Roi Lépreux.

Le Baphuon

Le Baphuon 

C'est l'édifice autour duquel se créa la ville. Du pur style architectural khmer. Construire une telle pyramide au XIe siècle était un vrai défi. Elle s'est en partie écroulée. Au deuxième niveau, on distingue un bouddha couché en pierres. L'ascension au 3ème niveau par les escaliers en bois est
aussi un exploit pour certains visiteurs.

Nous dirigeons nos pas vers le bassin sacré en nous émerveillant en chemin à la vue d'arbres gigantesques dont certains ont pris possession des murs de la cité.



Palais Royal
Bassin sacré
Nous longeons le bassin sacré pour revenir sur le chemin partant du palais royal afin de voir deux terrasses royales magnifiques : la terrasse des éléphants longue de 350 mètres ou des fresques représentant les pachydermes sont impressionnantes.

Terrasse des Éléphants
Puis  nous rejoignons la Terrasse du Roi Lépreux, une fin de visite en apothéose. Un étroit couloir qui ne cesse de tourner est bordé de hauts murs aux bas-reliefs représentant des divinités, des nagas, des génies armes, des monstres...
Terrasse du Roi Lépreux




Sarly est là fidèle au rendez-vous. Le petit vent qui nous rafraîchit dans cette chaleur torride fait un bien énorme. Nous rentrons à l'hôtel, comblées par cette expédition matinale de six heures. Douche, restaurant chic (pour changer, mais c'était un hasard) sieste et compte rendu de visite occuperont l'après- midi.

2016/02/20 Six heures sur le site d'Angkor (1)

Nous avons loué un tuk tuk pour 15 dollars, nous l'avons monopolisé six heures pour faire un premier circuit. Il nous arrêtait à l'endroit que nous lui mentionnions et attendait patiemment. L'échange était aisé car Sarly parlait anglais.  Vers 5 h20 du matin, il était devant notre hôtel. Il faisait frais dans son tuk tuk, un engin très confortable. Nous avions heureusement nos châles.


En une demi- heure nous étions sur le site d'Angkor. Nous étions déjà en possession de billets achetés la veille. La traversée de la forêt aux arbres centenaires est un ravissement. Parfois des odeurs ressemblant à celles de l'eucalyptus nous parviennent. Des singes sont déjà à l'affût. Nous contournons un grand bassin et nous voilà au premier temple.
Plan du site d'Angkor
Sarly, notre fidèle chauffeur



Angkor Vat


Lever de soleil sur Angkor Vat



300000 ouvriers et 6000 éléphants auraient contribué à sa construction commencée au début du XIIe, c'est le plus grand monument de l'Asie du sud est, il est dédié à Vishnou, dieu suprême de l'hindouisme. Ce temple a servi de refuge à la population de Siam Reap pendant la guerre civile en
1970.




 Phnom Bakheng


Remontons dans le tuk tuk pour le prochain temple : le Phnom Bkheng. Construit au Xe siècle, pré-angkorien. Appelé " temple montagne". On y accède en une vingtaine de minutes par un chemin ombragé où toutes sortes de chants d'oiseaux nous accompagnent. En ruines. Un programme de réhabilitation financé par les États Unis est en cours. 







Baksey Chamkrong

Une centaine de mètres plus loin, le tuk tuk fait une halte pour que je puisse photographier le 3ème temple.
Pyramide de briques et de latérite. Son nom signifie "l'oiseau qui abrite sous ses ailes"  : un grand oiseau aurait sauvé un roi en lui offrant un refuge sous ses ailes.