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mardi 16 février 2016

2016/02/16 Paksé

Notre logeur nous a affrété un "local bus" pour 15000 kip par personne. C'est un bus à trois bancs.
Une jeune fille nous prend nos bagages. Que des femmes avec deux petites filles dans ce bus local.

Dans le local bus de Champasak à Paksé.
Nous voilà sur la grand route parallèle à celle de notre hôtel pour rejoindre Paksé à 38 km de là. Paysages de rizières, montagnes à gauche, Mékong à droite. Courant d'air, une petite fille est transie, je lui prête mon châle pour le trajet. Passage de péage à deux reprises. Traversons l'énorme pont jeté sur le Mékong, retour à la circulation des villes.
Franchissement  du nouveau pont à Paksé.
Plan de la province de Champasak
Le bus arrête à la gare routière située près du grand marché, qui est paraît-il le plus grand marché du Laos. Mais nous préférons d'abord trouver un hôtel et nous débarrasser de nos sacs à dos. Un
conducteur de tuk tuk saute dans notre bus et l'affaire est conclue : mon sac à dos a disparu et il l'a
déjà monté sur le toit de son engin. Je négocie la course à Sip pan, soit 10.000 kip.

Nous voilà devant l'hôtel Alisa après 8km de boulevard mais nous n'avons pas réservé. Aurons une chambre chouette, proprette, pour 12000 kip soit douze euros..avec une belle salle de bain la wifi, la télé. N'avons pas de chambre sur l'arrière, mais dur le boulevard...
." bo pen Ngang" ( pas de problème ).
Petit déjeuner dans un resto chinois un peu plus loin. D'ailleurs la plupart des commerces dans ce
coin semblent chinois. Tombons sur "Paksé travel" une centrale de transport, qui loue des motos, réserve des bus et possède même un peu plus loin une agence pour les vols. Louons un minibus pour le Cambodge vers Strung Ten pour demain, pour 130.000 kip par personne et prenons déjà le vol de Siem Reap à Bangkok pour le 22 février. Le jeune homme nous fait baisser le prix de moitié en réservant sur une compagnie low coast. 140 dollars avec le vol charter au lieu de 280 sur Bangkok  Airways. Le choix est vite fait. Ça y est, nos problèmes de transport sont résolus.

Le jeune employé nous fait un plan pour trouver la poste, nous devons passer devant le temple, une
banque et au grand rond point prendre la deuxième à gauche, la poste est au fond de la rue à droite. Bonnes explications.
Arrêt au temple Vat Luang, où nous bavardons avec de jeunes moines en train de repeindre les ornements... On ne leur enseigne que l'anglais.
Marie Claire en grande conversation avec les jeunes moines.
Moine en train de peindre au temple Luang

 À la poste, située à côté d'un ministre des finances, et en face d'écoles, je fais le plein de timbres de
collection pendant que Marie timbre ses dernières cartes postales, sans les encoller cette  fois-ci.
Ah, que de grosses voitures devant ce bâtiment administratif des finances. De grosses cylindrées très
hautes, genre 4x4... On montre ici sa différence, c'est criant.

Je soulève le bambou à deux paniers remplis de nourriture que transporte une dame coiffée d'un
chapeau vietnamien. Quel poids ! et dire qu'elles font ce travail pour quelques centimes...



Nous entrons dans une librairie en face de commerces modernes peu fréquentés puis nous revenons nous installer à l'hôtel. Le check in n'est qu'à 11 heures.
Nous sommes bien dans notre chambre... C'est la première fois que nous allumerons la télé depuis notre séjour après avoir passé l'après midi à découvrir Paksé, à faire nos derniers achats au Laos et à changer nos derniers kips en dollars.


La visite du Grand marché était un moment fort. À 13 heures les étals sont encore remplis, on se croirait à Rungis, tant les denrées sont variées et nombreuses. Une animation indescriptible règne ici. Que de prises de vue dans le secteur des poissons, de la viande, des légumes...de chariots qui circulent dans les allées étroites. Le secteur des sacs, vêtements et tissus n'est pas aussi anime. Nous faisons aussi un tour du côté de l'artisanat en bambou....
Le Dao Heuang Market : poissons séchés, fileés...
Dao Heuang Market: les saucisses...
Dao Heuang Matket :  les volailles
Revenons avec un transport inédit : une moto side car. Comme il ne connaître pas la rue, je luî indique la proximité du temple Luang. Beau trajet pour 10.000 kip par personne, comme pour le tuk tuk qui nous avait emmenées au marché.
Dans notre moto-tuk-tuk


Nous découvrons " "le café Parisien". une belle pâtisserie oú nos faisons des achats pour le trajet du lendemain et où nous mangeons chacune une belle glace... Hum hum... Espérons que nous  n'aurons pas de troubles intestinaux. V
La bonne glace au Café Parisien
Nous cherchons encore des babioles dans le quartier où nous logeons. Les boutiques de maillots de foot dans les rues adjacentes font des affaires, Au Laos, les enfants aiment les maillots de foot...
J'y retrouve aussi ces ballons si particuliers en bambou et en rotin tressé qu'ils utilisent ici pour jouer au katow, une espèce de volley où on peut taper dans la balle avec la tête, les pieds, toutes les parties du corps sauf les bras et les mains. Je demande le nom du ballon, mais ne peux le retenir.


lundi 15 février 2016

2016/02/15 VAT PHU, site archéologique de Champasak

Visite du Vat Phou.

Nous avons mis le réveil pour 5h40 et un tuk tuk est venu nous chercher à 6 heures pour un prix aller/retour négocié à 12000 kip au lever du soleil pour nous emmener sur ce lieu historique très visité.
Après une demi heure de route sur une route toujours bordée de maisons, nous voilà arrivées, mais le portail est fermé. L'heure affichée est 8 heures. Notre chauffeur nous dit d'enjamber le muret et de payer l'entrée à notre retour de la visite. Buvons d'abord un cappuccino et un thé lao dans un petit restaurant laotien et faisons le mur comme nous l'a conseillé notre conducteur, qui viendra nous chercher 2 heures 30 plus tard.




Du bonheur, nous sommes les seules sur le site. Longeons un bassin où se reflète la montagne sacrée. Passons entre deux bassins de même taille sur une allée bordée d'arbres majestueux et atteignons les premières ruines. Vue de l'allée principale bordée de poteaux en forme de phallus, signes de fécondité.
La Grande Chaussée de 200 mètres bordée de lingams (phallus) de Shiva
 Des vaches broutent paisiblement sur le site au milieu d'oiseaux blancs. Nous explorons le premier
bâtiment à droite, le Palais du Nord. Des pierres numérotées traînent au pied de la bâtisse.
Le Palais du Nord ou Palais des hommes
Dans l'enceinte du Temple des Hommes



Des femmes portant des fleurs montent vers le sanctuaire. Nous voilà au 2ème niveau gardé par une sentinelle dorée qui n'a plus d'épée. Les femmes s'agenouillent devant la statue.

Offrandes au fondateur du temple

Nous grimpons encore deux escaliers très raides en grès rose, au milieu de frangipaniers en fleurs et atteignons le sanctuaire au sommet.
Escaliers au milieu de frangipaniers






Sanctuaire de Shiva

Prenons de petites sentes et découvrons la source, des grottes où on voit des bouddhas.
La source


Sommes devant la sculpture qui représente La Trinité Sacrée sur laquelle
repose la religion hindoue :  Shiva au milieu, le Brahma et Vishnou, une représentation classique de l'hindouisme.


Nous sommes derrière un monastère où nous découvrons le crocodile, une roche creusée portant l'empreinte d'un crocodile presque à forme humaine, c'était la table des sacrifices où on immolait les vierges. Puis plus loin, nous sommes,devant un rocher dans lequel est sculpté un éléphant.
L'éléphant
Redescendons vers la plaine par le premier escalier très escarpé, puis par un sentier. Des enfants sont mis à contribution pour monter des charges vers le sanctuaire... Ceux-là ne doivent pas aller à l'école... Nous nous arrêtons devant le Palais du Sud, ou Palais des Femmes. Des touristes nous prennent en photo, nous leur rendons la pareille. Un groupe d'une quinzaine d'ouvriers arrive pour travailler au chantier de la reconstruction de ce bâtiment, d'autres nettoient les lieux.
Les premiers véhicules de touristes arrivent, et nous sommes déjà dans l'allée centrale où des hommes déplacent une structure en bambou dans l'eau du bassin



 Une fête se prépare, elle doit durer trois jours du 22 février au 25 février ... Des emplacements sont déjà marqués pour les futurs stands.


Passons au bureau de la vente des tickets situé dans un complexe très fleuri, et bien arrosé. Dans la boutique regardons les livres et achetons chacune un khène, cet instrument en bambou qui émet des sons comme un orgue, pour 35000 kips.
Nous revenons avec noter tuk tuk. Nous comptons pas moins de six temples à gauches sur notre route vers Champassak et voyons les maisons princières près de la fontaine. Et prenons un petit déjeuner bien mérité vers dix heures.

Nous louons des vélos pour la journée et allons vers la poste. La porte est grande ouverte, les ordis sont bien en vue, pas un chat derrière le comptoir d'un autre temps. Les murs sont sales, les calendriers vieillots, un massacre d'animal est accroché là avec une assiette de nourriture juste à côté. Un papier avec  un message en laotien et un numéro de téléphone se trouve sur le comptoir. Marie Claire va se renseigner à l'office du tourisme avec cette fiche, il paraît que le postier est parti. Comme nous comprenons qu'il vaut mieux revenir dans l'après-midi, nous enfourchons nos bécanes et notre homme en chemise bleue arrive. Nous lui demandons des timbres. Que nenni... Il nous dit d'aller à Paksé.

De retour à l'hôtel, je rédige mon carnet de voyage et Marie lit les guides pour prévoir le programme du lendemain. Vers 14 h15 séance de massage dans un Spa juste à côté de notre hôtel.

2016/02/14 Champasak le soir.



Théâtre d'ombres à Champasak

Hier soir, nous avons eu l'occasion d'assister à un théâtre d'ombres. Le groupe ne se produit que deux fois par semaine, mais comme nous avons fait de la publicité de bouche à oreille, ce sont bien 25 personnes  venues de différents hôtels qui se sont déplacées pour voir ce spectacle inédit. Devant une toile blanche, où apparaissaient et disparaissaient une douzaine de marionnettes, dix musiciens étaient assis avec leurs instruments de musique laotiens.










La plupart des spectateurs étaient assis sur un énorme tapis au pied du castelet. Nous avions la chance d'être assises sur des chaises. La représentation a duré plus d'une heure, presque une heure trente. Le diaporama fait par un Français permettait de suivre les péripéties de cette histoire peine de rebondissements, d'enlèvement de jeune fille, de métamorphoses, d'épreuves... Un peu complexe mais cela vaut le coup d'être vu. Le top serait de comprendre le laotien, pour percevoir les traits d'humour et pouvoir rire comme les petits Laotiens assis sur un banc à proximité de l'écran.







Massage au Laos à Champasak.


À côté de l'auberge Anouxa est un Spa qu'il ne faut pas rater. Stéphanie, une Française très accueillante travaille avec une équipe de femmes de Champasak depuis sept ans.


Elle a décidé de donner une solide formation aux filles qu'elle emploie :  formation technique mais aussi apprentissage de l'anglais. Elle m'explique : ça permet aux jeunes filles de rester chez elles. D'ailleurs depuis toujours les gens de Champasak vivent comme des insulaires ; c'est depuis peu qu'une route relie Paksé à cette petite ville, autrefois résidence princière. Pouvoir travailler chez soi et rester près de sa famille est une chance.
Stéphanie me raconte aussi que les Laotiennes d'ici n'imaginent pas un jour vivre loin des leurs. On reste sous le même toit, et quand une grand-mère est seule, un enfant ou un petit enfant lui tient compagnie.


On sent qu'ici au "Champasak Spa",  on travaille en harmonie, dans la douceur. Dès l'entrée, on sert une boisson aux clients, on les met à l'aise et on bavarde avant de passer dans les salles de massage. On peut choisir d'être massé dehors avec vue sur le Mékong ou dans une cabine. On se laisse aller et parfois même on s'endort. Après  la séance, petite période de décontraction, on se sent bien en partant d'ici.

Le bon plan à Champasak est d'arriver la veille, de prendre rendez-vous au Spa pour le lendemain après-midi et de consacrer la matinée à  visiter le Vat Phou (se lever tôt pour profiter du site archéologique)

Pour tout renseignement concernant le Spa, cf lien : www.champasak-spa.com

dimanche 14 février 2016

2016/02/14 de l'île de Khong à Champasak



Nous partons ce matin avec le bus local affrété par M.Poumi. Pour 60000 kips par personne et deux heures de trajet nous sommes installées dans un locobus de 20 places. Nos sacs à dos sont chargés sur le toit et M. Poumi annonce l'arrêt "Lak Sam Sip. Arrêt 30."
À 7h40 le bus quitte Muang Khong, franchit le Grand pont. Aurons mis quinze minutes pour rejoindre la route n°13.

Bus cahotant seulement des Laotiens dans ce petit bus de 20 places. Le bus s'arrête pour une pause
pipi en bord de route à 8h10, à la borne 71,  les gens descendent dans les champs. Dans le bus mélange d' odeur de gasoil, et de produits achetés. Suis assise au fond, à mes pieds des cartons ficelés.
Alternance de rizières sèches et des zones boisées habitées. Je réalise que j'aurais pu faire un
diaporama sur les arbres du Laos, tellement ils sont variés et particuliers. D'ailleurs le Laos
ressemble à un arbre. Et dire qu'on ne peut mettre les pieds dans toutes ces merveilleuses forêts à
cause des mines lancées par les Américains  lors de la guerre du Vietnam. Rageant ! Il faudrait des
 années pour déminer ...

 Deux arrêts où le bus est pris d'assaut par les dames vendant de la viande grillée, de la canne à sucre, des boissons...



Usine blanche IDP.  Zone boisée. Arrêt à 8h35 pour laisser entrer des femmes vendant des viandes à la broche, de la canne à sucre et des boissons. Folklo...rizières. Maisons en bois traditionnelles mais aussi des construction nouvelles en briques et même en parpaings : l'architecture change, peut être en raison des meilleures conditions de vie de certains qui ont su tirer parti du tourisme et du commerce. Mais la majorité des Laotiens vit toujours dans des constructions traditionnelles.

Au Laos, on vit sous la maison sur un sol en terre battue. Là, on trouve des lits en bois, des hamacs, des étagères pour la vaisselle, des jarres contenant l'eau. On se retrouve la pour manger, pour surveiller le bébé dans son berceau, pour jouer avec les enfants, pour réparer les filets, stocker le charbon de bois. À proximité on met les cages à poules, des dômes en bambou. Le cochon n'est pas loin attaché au piquet.


Peut être que l'étage est réservé à la saison des moissons où il faut se mettre à l'abri... Mais en février, bien que ce soit l'hiver,il fait très sec et très chaud. En été les températures peuvent monter à 48" dans les îles du sud...
Nous descendons au Lak Sam Sip , autrement dit "kilomètre 30". Achetons des trucs à grignoter et à
boire, puis attendons à l'intersection, près d'un étal de viande, où devrait passer un tuk tuk. Lassée d'attendre je hèle un monsieur qui est là avec son motoculteur à grands bras, pour lui demander ne nous emmener. Il demande 50000 kip mais nous négocions à 30000. C'est sûrement trop, mais c'est inédit. Ce mode de transport ne doit pas être très usuel pour les touristes. Tous les amis sur le bas côté sourient en nous voyant passer assises à l'arrière avec les enfants et les pastèques.







 Arrivées à l'embarcadère, nous voulons  prendre le ferry mais un batelier nous propose la traversée, nous négocions pour 30000, là aussi c'est prohibitif, parce que trois minutes plus tard, une fois embarquées, nous voyons passer le ferry qui nous aurait coûté moins. Mais nous ne sommes pas à deux euros près...
Le seul hic est qu'on nous débarque en amont de la ville, et il nous faut marcher quinze minutes pour arriver au premier hôtel. Sous la chaleur, c'est l'enfer. Un jeune  marchand ambulant et sa famille qui roule au ralenti avec sa moto flanquée d'une charrette, nous propose en souriant de monter. Un glacier s'arrête pour faire deux boules à une gamine. Nous voilà enfin au premier hôtel. Sommes bien reçues et disposons d'une jolie chambre à 150000 kips. Avons visité celle à100.000 mais préférons celle qui est plus spacieuse, avec des toilettes plus correctes, la 124 qui donne sur le jardin. Après une douche rafraîchissante, nous voilà installées sur la terrasse du restaurant à bavarder avec un Gallois.



samedi 13 février 2016

2016/02/13 sur l'île de Khong (suite)

La chaleur est suffocante. Mettons la clim. Vers 16 heures, nous ldécidons de repartir à vélo, cette fois-ci pour découvrir le nord du village de Muang Khong, puis pour emprunter la "route" qui relie notre localité à Ban Sène. Près d'une heure pour y aller.





Il fait toujours très chaud, mais le soleil commence à décliner. Les couleurs de la terre sont ocre, orange...la route est pleine de trous comblés par du sable. Nous slalomons souvent entre les nids de poule. Peu de circulation. Les enfants nous saluent. Nombreuses maisons isolées au milieu de rizières. Rizières vertes car irriguées, ou rizières brûlées par le soleil, ou encore rizières noircies par le brûlis. Des buffles et des biquettes broutent ce qu'ils peuvent. Des tas de foin ont été disposés çà et là pour les nourrir. Passons une fois de plus devant le bouddha aux najas. Nous revenons avant la nuit... Après un peu moins de 20 kilomètres de vélo dans les jambes.

Avec les 36 km que nous avons fait ce matin, cela fait un bel exploit... Mais il reste à explorer le nord de l'île. Peut-être une autre fois, mais plus cette année.


 Assises à la terrasse pour souper, regardons l'embarcadère où nous ne descendrons pas demain. M. Poumi nous a réservé un bus local pour Paksé, et nous traverserons le grand pont, un peu moins poétique... Mais plus rapide, peut-être.

vendredi 12 février 2016

2016/02/13 Sur l'île de Don Khong

Après un petit déjeuner très riche, pris sur la terrasse au bord du Mékong, au lever du soleil,  louons des vélos à deux pas de notre hôtel pour 10.000 kip par jour.-environ un euro -  prolongeons notre nuitée ici pour profiter de la journée.

Nous descendons toute la côte Est jusqu'au grand  pont. Petit Chemin sablonneux qui passe devant le bouddha aux najas, le long d'hôtels de luxe et maisons d'habitation rurales. Nombreux cochons attachés à l'ombre au bord de l'eau, partout ses places de feu où les Laotiens fabriquent leur charbon de bois. Les enfants nous lancent des "sabaïdï" auxquels nous répondons. Dans ces quartiers, le tourisme n'a pas encore fait de ravages.  Nous sortons une seule fois de notre sentier pour voir un vieux temple.

Voyons un système de pompage : l'eau vient du fleuve.



Le chemin est inégal, mais nous ne prenons la route parallèle à ce chemin que deux cents mètres avant d'arriver au pont. Finalement, c'est plus plaisant de pédaler le long du fleuve à l'ombre des arbres.
Au pont, prenons la direction de Ban Hinsiou Tai où nous devrions nous familiariser avec la fabrication du sucre de palme. Je vois bien un panneau indiquant cette activité, mais l'étal à proximité est vide. Nous ferons bien 7 km de plus sous le soleil sur une route pleine de nids de poule et poussiéreuse. Personne ne parle anglais et personne ne peut nous renseigner. Nous sommes à une
bifurcation où se côtoient plein de petites boutiques. Un homme qui voit notre carte du GDR nous dit que nous sommes à Ban Sene soit un village trop loin.

Nous n'avons pas le choix, nous pourrions pousser jusqu'aux petits temples en ruine des Khmers, mais préférons trouver le village du sucre de palme. Après plusieurs sorties de route, nous trouvons notre bonheur.
Une jeune fille qui parle un peu anglais nous dit que le sucre se fait avec le fruit qu'une dame âgée est en train de couper. Elle ôte la grosse graine blanche du fruit et nous la fait goûter après l'avoir épluchée.  Nous lui achetons un petit paquet de sucre... Trois cent mètres plus loin nous aurons enfin toutes les explications sur la fabrication de ce sucre.


Effectivement, au stand suivant, nous apprenons que le fruit blanc de cette noix verte que nous venons de manger est pressée. Le jus est chauffé jusqu'à ce qu'il caramélise. Puis on le verse dans des ronds de feuilles de palme. On laisse enfin refroidir.


 Nous goûtons aussi le jus de ce fruit de palmier : on nous en sert plusieurs fois. Il devait être réservé à la cuisson du lendemain.

Un monsieur âgé nous montre les photos d'une époque révolue pour lui, époque où on le voit grimper aux palmiers. 




Il nous propose de grimper à l'échelle en bambou et nous donne les contenant pour aller récolter mes fruits... Marie ose l'ascension jusqu'au quatrième échelon... Je grimpe plus haut, très à l'aise. Je ne garderai que le souvenir de cet exploit, Marie a dû appuyer sur le mauvais "déclencheur."Tant pis...

Nous revenons à ban Khong en longeant les rizières vertes où barbotent des canards  puis en reprenant le chemin qui longe le Mékong. Une dame dort sur une structure en bambou. Nous aussi aspirons à une bonne sieste. Mais d'abord à une bonne douche.