lundi 16 octobre 2023

Luanda : Forteresse 3 Vues sur la capitale depuis la Fortaleza de Luanda.


La situation de cette forteresse est remarquable. On réalise depuis les hauteurs les inégalités sociales de la capitale.
D’un côté, on remarque les immeubles prestigieux - on veut faire concurrence au Katar, et immeubles qui cachent quelques zones populaires, ou des bâtiments administratifs plus bas.






De l’autre côté de la forteresse vers le Sud, ce sont des constructions basses, des « favelas » avec des chemins de sable.





Et on voit aussi des routes larges qui envahissent le littoral, et qui jurent avec les petites routes ou chemins non empierrés.

 

Air France : inadmissible ! Copie à revoir !

J’avais un vol programmé Luanda - Paris CDG le 16 octobre qui me permettait d’avoir mon TGV. Et voilà qu’on change l’horaire de ce vol : l'avion partirait deux heures plus tôt pour faire escale à Pointe Noire au Congo. 


Et voilà que 3 heures avant le départ, nouveau changement de programme :  j’ai un mail de la compagnie qui annule ce vol et le remplace pour le jour suivant par un vol Luanda- Frankfurt effectué avec Lufthansa avec une correspondance pour Frankfurt- Roissy CDG. Avec deux heures d’attente. Un vol qui durera près de 13 heures au total et au bout du compte si je dois attendre un autre TGV encore 3 heures d’attente !


Nous nous rendons à l’aéroport de Luanda malgré tout pour pouvoir modifier le billet. Devant nous 14 personnes ! Un seul employé au guichet et les deux premiers clients restent 15 minutes chacun. 

Déjà une demi-heure que nous sommes là à faire le pied de grue et devant nous encore 12 personnes ! A ce rythme dans trois heures nous serons encore là. 

 

Nous battons en retraite et essayons de régler le problème par internet, mail, chat whatsapp et téléphone…Une galère sans nom. 


Payer un prix fort (2200 euros) pour se retrouver dans de telles situations n’est pas admissible !

 

J’aurais aimé négocier un vol Frankfurt Luxembourg (où j'aurais pu  avoir une connexion de train plus facile pour retourner chez moi ) au lieu de Frankfurt Roissy avec suivi de bagage comme c’est la même compagnie Lufthansa qui assure les deux vols. Mais l’affaire est mal engagée… A suivre …




 

A voir ce soir ! Nous irons plus tôt à l’aéroport mais pour quel résultat ?

samedi 14 octobre 2023

Le mukua

Dans les forêts de baobabs, nous avons vu en arrivant à Muxima qu’on cultivait aussi la papaye, le bananier, le manioc. 

On récolte également le fruit du baobab, le mukua,  destiné à être consommé, transformé en boisson, en soupe ou en sauce…






La pulpe contiendrait six fois plus de vitamines que l’orange, six fois plus de potassium que la banane et dix plus d’antioxydants que les baies de goji…



                                                        le pain de singe ou mukua




Angola : Une forêt de baobabs dans la province de Bengo

On ne peut se lasser de les admirer avec leurs gros troncs tortueux, les branches sans feuilles en cette saison et leurs fruits si particuliers. 

Souvent la cendre tapisse le sol sous ces grands arbres. La technique du brûlis est assez répandue.




 





Au bord de la route de hauts sachets blancs remplis de fruits du baobab, appelés « mukuas »  sont proposés aux automobilistes de passage. 

Au bord du fleuve Kwanza


 Notre excursion à Muxima, si elle n’était pas convaincante pour son intérêt touristique, m’a valu malgré tout de voir au petit marché qui longeait le fleuve ce que les gens produisent ici. L’occasion de prendre de belles photos et d’apprendre de nouveaux mots et d’autres habitudes culinaires.

 

Une jeune femme fait griller du maïs sur un brasero. 




Ici pas de stand mais des tissus posés par terre. Ici on peut acheter du charbon de bois,  des arachides, du crottin d’éléphant pour se soigner, le mucua ( fruit du baobab), du manioc, des patates douces mais aussi des poissons séchés pêchés dans le Kwanza.

 







Des femmes lavent le linge dans la rivière, on s’y baigne aussi. Puis il faut rapporter la lessive à la case. 





Dans les forêts de baobabs qui longent le. fleuve,  nous avons vu en arrivant qu’on cultivait  la papaye, le bananier, le manioc. On récolte aussi le fruit du baobab destiné à être consommé, transformé en boisson, en soupe ou en sauce…

 

La technique du brûlis est assez répandue, on en profite pour produire du charbon de bois…

Des tongs made in Angola ! (feito em Angola)



J’ai eu l’occasion, aujourd’hui,  d’entrer quelques instants dans le monde de l’entreprise, grâce à notre passage chez un ami de mes hôtes. 

Ce dernier, dans ses bureaux à Benfica, nous a montré les différents secteurs que ses équipes gèrent : notamment le mobilier, les bateaux, les accessoires scolaires, la logistique, et les tongs… 


Ces dernières qu’on appelle aussi « chinelas » ici,  sont produites en Angola , et non en Chine ! Etonnant, mais VRAI !  Il nous montre le catalogue de ces sandales :  « les « Saõlu » (abréviation de Sao Paolo et Luanda), beaux objets au design bien choisi : graphismes et coloris qui donnent envie de les chausser…






vendredi 13 octobre 2023

MUXIMA : le site de pèlerinage le plus important du pays


Muxima est à deux heures de route Luanda vers l’intérieur des terres. Le mot "Muxima" signifie « cœur » en langue quimbunda..

 

L’endroit est considéré comme le plus grand site de pèlerinage d’Angola. "Mama Muxima" est un sanctuaire situé dans la commune de Kissama, province de Bengo

 


Les Portugais y construisent une forteresse en 1580 laquelle occupait une position stratégique. La forteresse de Muxima se situe sur la rive gauche du fleuve Kwanza, lequel a donné son nom à la monnaie d’Angola depuis l’indépendance en 1977

 


La route qui y conduit depuis Luanda peut être dissuasive car sur ¼ du trajet , avant d’arriver nous devrons slalomer entre des nids de poule, de quoi avoir la nausée, assis à l’arrière du véhicule pendant 25 minutes. Difficile dans ces conditions de donner l’envie au touriste de s’y rendre. 



Nous atteignons le village vers 13 heures. Adam, notre chauffeur, gare la voiture sur la place près du sanctuaire.


Une messe est dite devant l’église. Une foule nombreuse, aux habits colorés, s’y presse. Nous écoutons quelque temps une partie du prêche, mais nous ne pouvons pas entrer dans le sanctuaire : le prêtre et la foule empêchent le passage.





On nous explique qu’ici il y a une messe trois fois par jour : à 6 h du matin, à midi et le soir …


De la grande place qui jouxte l’église et donne sur le fleuve Kwansa on voit la forteresse, patrimoine du pays ! Il fait une chaleur étouffante qui nous dissuade d’y grimper. Pour relever le défi il faut arriver très tôt le matin ou le soir.

 

Pour un haut lieu touristique, on ne peut qu’être déçu : rien ne donne envie de rester là. Pas de terrasse, même pas un petit restaurant. Pas d’épicerie bien achalandée pour s’acheter de quoi faire un encas…La seule motivation pour se rendre ici est la foi catholique et l’envie de prier…


Nous restons un moment à flâner sur le petit marché qui longe le fleuve et regardons cet énorme Rio qui décrit un méandre devant le village. Au loin un panache de fumée lié à un brûlis de terrain.