vendredi 19 février 2016

2016/02/19 En route pour Siem Reap

2016/02/19 En minibus de Stung Treng à Siem Reap.


Vers 8heures trente notre minibus vient nous chercher devant le Golden Riverside hôtel. Nous avons l'impression que c'est une affaire familiale. Le jeune chauffeur est accompagné de sa copine. Il s'arrête pour charger une habitante de la ville, s'arrête en chemin pour faire monter une famille et charger des paquets. Que des Cambodgiens qui ne parlent pas anglais, seul le chauffeur connaît deux trois mots.
Nous prenons la nouvelle route, une chaussée qui ressemble à nos nationales, pas de double voie. Les lignes continues et discontinues sont jaunes, les panneaux aussi. Les grands panneaux aux intersections importantes sont bleus à écriture blanche. Parfois il faut freiner pour éviter d'entrer en collision avec des vaches ou cochons en liberté. De part et d'autre de la route des champs noircis et des troncs noirs, une déforestation générale.

Parfois on revoit des zones de replantation mais elles sont minimes. Parfois quelques plantations d'arbres fruitiers. Au bord de la route les arbres jeunes fraîchement plantes sont quelquefois touchés par le brûlis, mais on les laisse tels quels... Chaleur, sécheresse. Ont-ils l'eau courante ? De hautes jarres grises remplies d'eau servent de réservoirs au pied des habitations. Les sachets plastique arrivent aux portes des campagnes par les vendeurs ambulants. Une guirlande de sachets contenant de la nourriture arrive à moto. Des qu'on approche des agglomérations, le sol est jonché de cette peste moderne.

Les maisons traditionnelles sont toujours pareilles, si ce n'est que quelques unes s'enorgueillissent d'escaliers moins escarpés, qui tournent... Ou qui ont des rampes. On se demande comment on fait montrer les grands parents impotents dans ces maisons surélevées. Bientôt on voit des gars de sacs de foin entassés au bord des routes.


Dans les villes les antennes de télécommunication sont très près des maisons.

Au bout de deux heures notre jeune chauffeur s'arrête près d'une boutique, va manger un obrin, nous



laisse tous dans le véhicule. À son retour, je lui demande où sont les toilettes.
 Il me raccompagne dans la boutique restaurant jusqu'aux WC en clamant à  la cantonade des mots en cambodgien, genre "tchak tchak" ce qui fait rire les six personnes présentes.  Je crois que cela signifie "vite vite" il a dû leur dire que j'avais un besoin pressant. Évidemment c'est le wc de la maison, dansla cour, avec une porte qui ferme avec une barrette de bois. Propre, c'est un wc à la turque, sans corbeille pour le papier, et pour cause, il faudrait utiliser la douchette. Un bol bleu permet de  prendre l'eau dans un bassin carré situé à côté de la cuvette.
Mairie Claire pense acheter des biscuits. Quand nous ouvrons les paquets il s'agit de sucreries effectivement, mais de petits pois durs sucrés et de gros haricots cuits et sucrés.

Nous reprenons la route et vers midi nous nous arrêtons à une croisée où stationnent
quelques minibus. C'est un restaurant cambodgien, où on mange du riz et du poisson bouilli aux légumes. Marie Claire préfère acheter des petits gâteaux dans la boutique attenante. Le chauffeur puise de l'eau dans les grandes jarres pour rafraîchir son moteur. Avons encore 135 km à parcourir.








Une passagère parle haut et fort. Dommage que nous ne comprenions rien, mais il nous est clair qu'on roule beaucoup les "r" dans cette langue. Finie la discrétion du Laos. Je m'amuse à apprendre les chiffres cambodgiens. Mouï, pi, baï, boun, pram... Pour 1 2 3 4 5. Puis ça fonctionne comme les dizaines. Pram mouï pour six. Pram pi pour sept, pram baï pour huit, pram boun pour neuf... Dâp c'est dix...
Des motoculteurs chargés comme des débardeurs se succèdent sur la route à 70 km de Siem Reap. Des gens chargent des sacs de copeaux de bois sur un camion.  La forêt épaisse est aussi mise à mal dans ce secteur. Petits camions chargés de sacs de charbon de bois conduits par des gamins d'une dizaine d'années. La rue est toujours bien droite, la circulation se densifie.
Nous arrivons à 14h30 à Siem Reap, fourbus.


1 commentaire:

  1. Encore une fois merci grâce à vous je découvre ce pays
    J'adore vos photos....😃

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